Au moins 107 personnes ont perdu la vie dans l’effondrement d’une mine d’or artisanale à Zamboï, dans l’ouest de la République centrafricaine, près de la frontière avec le Cameroun. Le drame s’est produit mardi 18 août vers 15 heures GMT, alors que des mineurs se trouvaient dans plusieurs galeries souterraines.
Face à l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement centrafricain a ordonné la suspension immédiate des activités minières sur le site. La décision a été annoncée mercredi par le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam, lors de sa visite sur les lieux.
Selon le parquet de Baboua, l’éboulement aurait été provoqué par l’effondrement de plusieurs galeries souterraines. De fortes pluies récemment enregistrées dans la région pourraient également avoir fragilisé les sols.
Des rescapés ont été évacués vers l’hôpital de Baboua tandis que les opérations de recherche, de secours et d’identification des victimes se poursuivent. Les autorités camerounaises et centrafricaines coordonnent leurs actions pour gérer les conséquences de la catastrophe.
Le site de Zamboï faisait déjà l’objet d’alertes concernant les conditions précaires dans lesquelles l’or y était exploité. Quelques mois auparavant, plus de 200 sites aurifères clandestins avaient été fermés dans la région camerounaise voisine, avant une reprise présumée des activités après le départ des autorités.
L’éboulement de Zamboï intervient alors que les accidents miniers restent fréquents dans cette zone frontalière. En juin dernier, un autre effondrement dans une mine d’or de Bé-Mbari, dans le département de Nana-Mambéré, avait également fait plusieurs dizaines de morts.
L’exploitation artisanale de l’or constitue une importante source de revenus pour de nombreux habitants de cette région, mais elle s’effectue souvent dans des conditions de sécurité précaires, exposant les mineurs à des risques mortels.
Edouard HOUNTONDJI











