CEDEAO : Nana Akufo-Addo appelle à la réintégration des pays de l’AES et à la libération de Bazoum

Présent au 19e Sommet de la Francophonie à Villers-Cotterêts, en France, le président ghanéen Nana Akufo-Addo a abordé la situation régionale tendue en Afrique de l’Ouest. Face au retrait de trois pays de la CEDEAO, à savoir le Burkina Faso, le Mali, et le Niger, il a plaidé pour leur réintégration et a insisté sur…

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Présent au 19e Sommet de la Francophonie à Villers-Cotterêts, en France, le président ghanéen Nana Akufo-Addo a abordé la situation régionale tendue en Afrique de l’Ouest. Face au retrait de trois pays de la CEDEAO, à savoir le Burkina Faso, le Mali, et le Niger, il a plaidé pour leur réintégration et a insisté sur la libération de l’ex-président nigérien Mohamed Bazoum, toujours détenu après le putsch de juillet 2023.


Lors de ce sommet, tenu le 4 octobre 2024 dans le nord de la France, Nana Akufo-Addo s’est exprimé avec fermeté sur les crises politiques qui secouent l’Afrique de l’Ouest. Le président ghanéen, conscient des défis sécuritaires dans la région, a réaffirmé la position du Ghana face à la situation de son voisin, le Burkina Faso.

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Après avoir tiré la sonnette d’alarme en 2022 sur la présence de mercenaires russes au Burkina Faso, Akufo-Addo adopte désormais une approche plus nuancée. « Les supplétifs russes ne sont pas très différents des supplétifs français qui les ont précédés », a-t-il observé, insistant que, malgré les divergences d’approches sécuritaires, le Ghana ne peut se permettre de couper les liens avec son voisin du nord. « Le Ghana ne peut pas tourner le dos au Burkina Faso », a-t-il martelé, appelant à une réintégration rapide du Burkina Faso, du Mali et du Niger au sein de la CEDEAO.

Nana Akufo-Addo a également profité de cette tribune pour attirer l’attention sur la détention de l’ex-président nigérien Mohamed Bazoum, victime d’un coup d’État en juillet 2023. Il a plaidé avec conviction pour sa libération inconditionnelle, affirmant que le sort de Bazoum concerne tous les dirigeants démocratiquement élus de la région. « Si nous lui tournons le dos, demain, ce pourrait être moi, ce pourrait être quelqu’un d’autre qui se fera renverser », a averti le président ghanéen, affichant une solidarité indéfectible avec son homologue nigérien.

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