Cédéao : les élections dans les pays francophones membres de l’organisation se définissent par la fraude, selon le député Topanou

Le Professeur Victor Topanou a récemment lancé un appel à une réforme démocratique au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il a pointé du doigt, ce qu’il considère comme le principal obstacle à une démocratie dans l’espace : les pays francophones, dans une interview accordée à Bénin Reporter Monde.…

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Le Professeur Victor Topanou a récemment lancé un appel à une réforme démocratique au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il a pointé du doigt, ce qu’il considère comme le principal obstacle à une démocratie dans l’espace : les pays francophones, dans une interview accordée à Bénin Reporter Monde.

Dans ses déclarations, le Professeur Victor Topanou a souligné la différence frappante entre les pays francophones et anglophones en matière de révision constitutionnelle. Il a observé que, contrairement aux pays anglophones où de telles révisions se déroulent sans débat houleux, c’est toujours dans l’espace francophone que surgissent les controverses. « Le problème de la CEDEAO, c’est les francophones. Moi je n’ai jamais vu dans l’histoire de nos pays anglophones, une révision constitutionnelle qui ait induit un débat sur la nouvelle Constitution, un débat sur la nouvelle République, un débat pour que le compteur soit remis à zéro… C’est toujours dans l’espace francophone qu’on a un problème. Il faut qu’on se remette en cause à un moment donné… Nous les rois des débats inutiles », a-t-il dit rapporte Le Patriote. En outre, l’ancien Garde des Sceaux a critiqué l’absence de référendum au sein de la CEDEAO depuis sa création en 1975. Il a appelé à l’organisation de référendums pour imposer un mandat de démocratie aux gouvernants de la région. « Nous sommes dans une organisation sous régionale depuis 1975, 49 ans. Il n’y jamais eu un référendum. Et on dit qu’on est démocrate ? Allons à un référendum… Lire aussi: [Talon :satisfaits, les maires du Couffo reconnaissants envers le régime de la rupture après 8 ans de gestion)>https://www.linvestigateur.info/?Talon-satisfaits-les-maires-du-Couffo-reconnaissants-envers-le-regime-de-la&var_mode=calcul] C’est des gouvernants qui nous retardent dans la démocratie. Ce n’est pas les peuples de la CEDEAO. Si le référendum vient leur imposer un mandat de démocratie, ils n’auront pas d’autres choix que de s’aligner. Et après on va renforcer la culture du référendum, faire contribuer le peuple ». L’une des critiques les plus cinglantes du Professeur Topanou concerne la question de la fraude électorale dans les pays francophones. Selon lui, dans ces pays, l’élection est souvent synonyme de fraude. « Tout le monde le sait. Dans les pays francophones aujourd’hui vous faites une élection vous êtes sûr qu’il n’y a pas de fraude, c’est qu’il n’y a pas élection. L’élection dans un pays francophone c’est d’abord la fraude. Ça se définit par le mot fraude et quand on n’est pas d’accord on est hypocrite. Il y a les fraudes matérielles, les fraudes légales, les fraudes institutionnelles, il y a tout dans l’espace francophone. Donc, il faut qu’on aille vers la culture du référendum pour renforcer la culture démocratique et seulement après, on saura mettre la pression sur les gouvernants », a-t-il proposé.