Candide Azannai : nouvelle réaction de l’ex-ministre de la défense sur le départ ou non de Talon en 2026

Pour commémorer l’an 8 de sa démission du gouvernement Talon le 27 mars 2017, Candide Azannaï a reçu jeudi dernier, à son cabinet, des professionnels des médias pour une discussion à bâtons rompus. Au menu des échanges, les élections générales de 2026 et la fatidique question du départ ou non du président Patrice Talon à…

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Pour commémorer l’an 8 de sa démission du gouvernement Talon le 27 mars 2017, Candide Azannaï a reçu jeudi dernier, à son cabinet, des professionnels des médias pour une discussion à bâtons rompus. Au menu des échanges, les élections générales de 2026 et la fatidique question du départ ou non du président Patrice Talon à cette date.

Patrice Talon partira-t-il ou non en 2026 ? Sur la question, la constitution du Bénin est claire. Nul ne pourra, de sa vie exercer plus de deux mandats constitutionnels. Et au président Patrice Talon lui-même d’enfoncer le clou : « Cette question m’agace. Elle dénote le mépris que nous-même et les autres avons de nos propres institutions. J’ai moi-même renforcé la constitution pour stipuler que nul ne pourra exercer plus que deux mandats dans sa vie, et je serai le premier à la violer ? Une énième fois, je vous le redis : non, je ne serai pas candidat », dit-il, lors de sa dernière sortie médiatique dans Jeune Afrique. Mais pour de nombreux observateurs, comme c’est le cas de Candide Azannaï, ces paroles du Chef de l’Etat passent pour du vent. « Il fait de la rhétorique. Il vous ment », constate le ministre démissionnaire du gouvernement de Talon. Pour lui, le président Talon « n’a pas de parole ». Pour preuve, le leader du parti « Restaurer l’Espoir » pointe du doigt la promesse du mandat unique de Patrice Talon en 2016. Dans son entretien avec les professionnels des médias, Candide Azannaï confie avoir interpellé Patrice Talon sur le caractère irréaliste du mandat unique, bien avant même le dépôt des dossiers de candidature en 2016. Chose à quoi son ex-ami aurait vivement réagi, affirmant que sa décision était irreversible. « Mais non seulement il n’a pas fait 5 ans, il fait 45 jours dessus grâce à un parlement frauduleux. Il n’a pas de parole. Quels présidents vous avez vu depuis 1990 qui ont fait 5 ans plus 45 jours. Ça n’existe pas. Nous sommes dans de l’immorale et l’immorale, c’est le vicieux », dénonce Azannaï. S’agissant des élections générales de 2026, l’ancien député déclare : « Pour moi, il n’y a pas élection. C’est la même comédie qui continue. Parce que tout ce qui est projeté sur 2026 à quelle source ? C’est dans la mafia qu’on dit que le passé est derrière nous, avançons. En politique, on construit chaque pas du présent et du futur sur le passé. Or quelle est la source du pouvoir de Talon aujourd’hui ? C’est le parlement monocolore de 2019. Ce n’est pas le peuple. C’est les copains coquins partisans de Talon qui ont octroyé à Talon ce que Talon veut », a-t-il conclu.

 

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