Candide Azannaï : « c’est un homme serein, stoïque et très combatif », selon sa défense

Candide Azannaï est placé en détention provisoire. Ainsi en a décidé dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 décembre, le juge des libertés..

2 minutes

Temps de lecture

Candide Azannaï est placé en détention provisoire. Ainsi en a décidé dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 décembre, le juge des libertés et de la détention alors que pour ce mandat de dépôt, délivré contre son client, la défense soutient qu’il est inopportun. Car, l’un des avocats a déclaré que l’audience n’a porté sur aucun fait précis du dossier.

« Cette formation n’est pas saisie des faits. Il s’agissait uniquement de déterminer si, pour la suite de la procédure, la personne inculpée devait être laissée en liberté ou non », a expliqué Me Rodrigue Davakan, l’un des avocats de l’ancien ministre. Placer l’ancien ministre de la défense en détention est « regrettable », selon la défense. En effet, Candide Azannaï est poursuivi pour « provocation à la rébellion » et « complot contre la sûreté de l’État ». Des chefs d’accusation suffisamment graves, au regard du code pénal béninois mais la défense dit attendre des preuves sur l’accusation. « Nous attendons d’en savoir davantage », a indiqué Me Rodrigue Davakan au miro de bip radio, avant de préciser que les débats n’ont pas permis d’entrer dans le fond du dossier samedi 20 décembre, date du placement en détention de son client. Interrogé sur un éventuel lien entre la procédure judiciaire contre son client Candide Azannaï et la tentative du coup d’état du 7 décembre dernier, l’avocat s’est montré prudent, et renvoie la question au juge de la Criet. « Ce soir, nous n’avons pas parlé de faits. Nous avons parlé de liberté et de détention », a-t-il insisté. La suite de la procédure pourrait être l’ouverture formelle de l’instruction. Après la délivrance du mandat de dépôt, Candide Azannaï et les autres personnes concernées seront appelés à comparaître devant les magistrats instructeurs. À l’issue de cette phase, deux issues restent possibles : un renvoi devant une juridiction pour un jugement en bonne et due forme ou un non-lieu, si les juges estiment que le dossier est vide. Par rapport à la période du jugement, « Bien malin qui saurait le dire aujourd’hui », a confié Me Davakan. Mais au plan mental, l’ex-ministre Candide Azannaï a le moral au beau fixe : « C’est un homme serein, stoïque et égal à lui-même. Il est très combatif et moralement, il est en état », assure son conseil, déterminé à poursuivre la bataille judiciaire jusqu’au bout.

Documents joints

À propos de l'auteur