Burkina : L’hymne national désormais chanté en langues nationales lors des montées des couleurs
En conseil des ministres du mercredi 3 juillet 2024, le gouvernement de la transition dirigée par le Capitaine Ibrahim Traoré a pris une décision révolutionnaire. Désormais, l’hymne national, le « Ditanyè » du Burkina Faso ne sera plus chanté en français. Le Burkina-Faso a décidé de traduire son hymne national, le « Ditanyè » en langues locales comme c’est…
En conseil des ministres du mercredi 3 juillet 2024, le gouvernement de la transition dirigée par le Capitaine Ibrahim Traoré a pris une décision révolutionnaire. Désormais, l’hymne national, le « Ditanyè » du Burkina Faso ne sera plus chanté en français.
Le Burkina-Faso a décidé de traduire son hymne national, le « Ditanyè » en langues locales comme c’est le cas en Afrique du Sud. C’est une décision qui vise un double objectif : assurer la visibilité des langues nationales et de renforcer la fibre patriotique chez les Burkinabè pour la co-construction d’un État-nation et d’un Burkina nouveau. Mieux, accompagner la dynamique de reconquête du territoire national en proie à l’insécurité.
Lire aussi:[Niger :le gouvernement retire le permis d’exploitation d’un gisement d’uranium à la société canadienne GoviEx
)>https://www.linvestigateur.info/?Niger-le-gouvernement-retire-le-permis-d-exploitation-d-un-gisement-d-uranium-a&var_mode=calcul]
Selon le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, Jacques Sosthène Dingara, le processus de traduction de l’hymne dans les langues autochtones a déjà abouti. Il a indiqué lors du conseil des ministres que la Commission nationale des langues nationales a supervisé la traduction et la mise en musique du « Ditanyè » dans 14 langues locales.
Ce qui reste donc est de s’assurer désormais que dans chaque lieu de travail, notamment les ministères, les institutions, les structures déconcentrées et décentralisées, l’hymne est effectivement exécuté dans l’une de ces langues. Sur ce point, Jacques Sosthène s’engage à y veiller scrupuleusement.