Burkina : l’ambassade de France a été prise pour cible par des manifestants

Les putschistes pensent que le chef de la junte, démis vendredi du pouvoir après un coup d’Etat militaire, préparerait une « contre-offensive » depuis « la base française..

1 minute

Temps de lecture

phphzcut2.webp.jpg

Les putschistes pensent que le chef de la junte, démis vendredi du pouvoir après un coup d’Etat militaire, préparerait une « contre-offensive » depuis « la base française de Kamboinsin », un camp militaire proche de Ouagadougou, ce que la France dément.

La situation est de plus en plus tendue au Burkina Faso. En fin d’après-midi, samedi 1er octobre, deux institutions françaises ont été prises pour cible par des manifestants : un incendie s’est déclaré devant l’ambassade de France à Ouagadougou et un autre devant l’Institut français à Bobo-Dioulasso, selon des témoins dans cette ville de l’ouest du pays. | Lire aussi: [Burkina: coups de feu, situation confuse et les axes menant à la télévision nationale restreints ->https://www.linvestigateur.info/?Burkina-coups-de-feu-situation-confuse-et-les-axes-menant-a-la-television&var_mode=calcul ] La confusion règne, après une déclaration de l’armée ne reconnaissant pas la prise du pouvoir, la veille, par des militaires qui avaient annoncé avoir démis le chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Dans sa première réaction depuis vendredi soir, l’Etat-major général des Armées a reconnu traverser « une crise interne », mais précisé que les « concertations » se poursuivaient. | Lire aussi: [Burkina: 04 choses à savoir sur la situation en cours dans la capitale Ouagadougou->https://www.linvestigateur.info/?Burkina-04-choses-a-savoir-sur-la-situation-en-cours-dans-la-capitale&var_mode=calcul ] De leur côté les putschistes ont affirmé samedi après-midi dans une allocution télévisée que le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba préparait une « contre-offensive » depuis « la base française de Kamboinsin », un camp militaire proche de Ouagadougou où des forces spéciales françaises forment leurs homologues burkinabè. Le ministère des Affaires étrangères français a « démenti formellement toute implication dans les évènements en cours depuis hier au Burkina ». franceinfo avec Afp

 

À propos de l'auteur