Burkina Faso : 32 personnes dont des journalistes et des lanceurs d’alerte activement recherchées

Au Burkina Faso, 32 personnes dont des journalistes sont activement recherchées par les services de sécurité. 32 personnes « recherchées pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », à savoir : des chefs jihadistes, des journalistes et des lanceurs d’alerte. Journalistes, lanceurs d’alerte et des chefs djihadistes sont activement recherchés au pays des hommes…

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Au Burkina Faso, 32 personnes dont des journalistes sont activement recherchées par les services de sécurité. 32 personnes « recherchées pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », à savoir : des chefs jihadistes, des journalistes et des lanceurs d’alerte.

Journalistes, lanceurs d’alerte et des chefs djihadistes sont activement recherchés au pays des hommes intègres.. « Les individus ci-dessous sont activement recherchés pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », a écrit le ministère de la Sécurité sur Facebook, une liste de 32 personnes. « Toute personne ayant des informations sur ces individus est priée de contacter les forces de défense et de sécurité », a-t-il ajouté, sans préciser d’éventuelle récompense. Comme tête d’affiche, il y a le chef du groupe jihadiste Ansarul Islam (lié à Al-Qaïda), Jafar Dicko. A 50 ans, il est devenu la principale figure du jihadisme au Burkina, après la mort en 2017 de son frère et fondateur du groupe Malam Dicko. D’autres chefs jihadistes, Dicko Hamadoun alias Poulkotou, Bolly Oumarou Idrissa, alias Oumi, ou encore Dicko Hamadou Abou font partie de la liste. Il se murmure que leurs têtes avaient déjà été mises à prix en 2023 par les autorités burkinabè pour 175 millions de FCFA (265.000 euros). En dehors des djihadistes, « activement recherchés », il y a aussi des journalistes comme Abdoulaye Barry ou Newton Ahmed Barry, ancien président de la commission électorale. Ces journalistes qui figurent sur la liste avaient été accusés en septembre 2024 de déstabiliser le régime, via un projet qui impliquerait aussi des anciens militaires et des groupes jihadistes. L’ancien député-maire de Dori, Diallo Ahmed Aziz et le lieutenant-colonel Djassanou Ouoba Roméo, ancien commandant des forces spéciales, radié il y a an des forces armées, sont aussi sur la liste. Cinq lanceurs d’alertes ou cyberactivistes, en exil hors du Burkina, très critiques envers la junte, sont également visés par l’avis de recherche: Naïm Touré, Ouédraogo Aminata alias Aminata Raschow, Coulibaly Oumar, Maixent Somé et Barry Al Hassane.

 

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