Après la restitution des 26 trésors royaux en novembre 2021, le Bénin réclame de nouvelles œuvres d’arts à la France. En marge de la visite officielle du président de la République, Romuald Wadagni, à Paris, une délégation s’est rendue au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac pour des échanges consacrés aux restitutions, à la coopération patrimoniale et à la valorisation du patrimoine béninois.
La France pourrait restituer au Bénin de nouvelles œuvres d’arts pillées pendant la période coloniale. La question était au cœur du tête-à-tête tenu lundi entre le président français Emmanuel Macron et son homologue béninois, Romuald Wadagni.
Selon les informations, le Bénin réclame au total 35 nouveaux trésors royaux à l’ancienne puissance coloniale. Parmi eux, figure d’après Bip radio, la célèbre statue du dieu Gou, divinité du fer, de la forge et de la guerre, exposée au musée du Louvre.
L’on note également le plateau de divination, une tablette de 42 centimètres sur 31. Le Bénin l’espère depuis plusieurs années. Ce trésor royal avait lui aussi été pillé au XIXe siècle dans le royaume du Dahomey, et est conservé au musée du Quai Branly. Le même musée abrite le trône du roi Toffa, originaire de l’actuelle ville de Porto-Novo.
Cependant, l’état d’avancement des discussions reste pour l’heure inconnu, même si le cadre légal est plus favorable en France. En mai 2026, Emmanuel Macron a promulgué une loi facilitant la restitution des œuvres pillées pendant la colonisation, après son adoption définitive par les deux chambres du Parlement.
Une commission franco-béninoise attendue
Pour rappel, ce projet de restitution de nouveaux biens culturels par la France n’est pas nouveau. Il avait été déjà annoncé quelques mois plus tôt par les autorités béninoises. En dehors des 35 trésors royaux, les archives conservées dans les collections publiques françaises sont également concernés. Le projet avait alors reçu un accueil favorable de la partie française, selon l’Exécutif béninois.
Pour y parvenir, un Comité scientifique national avait officiellement été installé à Cotonou, le 14 juillet 2026 par Yassine LATOUNDJI, ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine. Présidé par Alain GODONOU, le Comité est composé de six spécialistes du patrimoine culturel, historiens de l’art et experts de la restitution et de la circulation des biens culturels.
Ses missions : élaborer la feuille de route du Comité, accompagner la mise en place de la Commission scientifique conjointe franco-béninoise, consolider le dossier national relatif aux trente-cinq (35) biens culturels sollicités et contribuer à l’élaboration des avis qui éclaireront les futures décisions de restitution.











