Un décès en garde à vue suscite l’indignation à Kandi, dans le nord du Bénin. S. S., interpellé le 21 avril 2025 pour une affaire de dette liée à des produits vivriers, est mort quatre jours plus tard, dans des circonstances douteuses. Deux enquêtes viennent donc d’être ouvertes, pour élucider l’affaire.
En effet, le drame s’est produit après son transfert du commissariat de Kassakou à celui de Kandi. Très vite, la famille du défunt a pointé du doigt les agents du premier commissariat, les accusant de violences policières ayant entraîné la mort de leur proche. Selon les informations rapportées par Le Potentiel, des blessures inquiétantes comme : plaies visibles, traces de sang séché, mâchoire fracturée, dents manquantes ont été remarquées. Face à ces accusations, le commissaire de Kassakou a nié tout acte de maltraitance. Il s’est appuyé sur un rapport médical qui mentionnait une rupture des vaisseaux sanguins au niveau des poignets, qui serait, selon lui, la conséquence d’une tentative de briser les menottes. Mais cette version ne convainc pas la famille du défunt, qui demande vérité et justice. Les divergences entre les deux versions ont conduit à l’ouverture de deux enquêtes distinctes : • Une enquête judiciaire, supervisée par le parquet du tribunal de première instance de Kandi. • Une enquête administrative, lancée par la direction générale de la police républicaine.















