Bénin : une dame escroque à hauteur de 116 millions FCFA au nom de la Présidence de la République

Jugée pour avoir arnaqué 116 millions FCFA, à un médecin, au nom de la présidence de la République, une femme risque 5 ans de prison dont 2 ans fermes. Le verdict est prévu pour le 19 mai 2025. Le lundi 31 mars 2025, la présumée cybercriminelle a comparu devant la Cour de Répression des Infractions…

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Jugée pour avoir arnaqué 116 millions FCFA, à un médecin, au nom de la présidence de la République, une femme risque 5 ans de prison dont 2 ans fermes. Le verdict est prévu pour le 19 mai 2025.

Le lundi 31 mars 2025, la présumée cybercriminelle a comparu devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du terrorisme (CRIET). Interpellée le 21 mai 2024, elle est accusée d’avoir usurpé une identité pour soutirer une somme importante à sa victime. Selon l’avocat du plaignant, le médecin fonctionnaire d’une institution internationale et la mise en cause dans cette affaire sont tous originaire du même village. La prévenue a eu sa victime en lui faisant croire qu’elle est une cheffe de mission à la présidence de la République du Bénin et qu’elle pourrait utiliser ce privilège pour lui trouver des marchés publics. Pour convaincre et rassurer ce médecin fonctionnaire, la fausse cheffe de mission à la présidence a utilisé 3 numéros de téléphone différents. Quant à l’avocat de la victime, il a apporté des preuves qui prouvent qu’un virement de 82 millions de FCFA a été effectué au profit de la mise en cause. Il a donc prié la juridiction spéciale de condamner cette dernière à rembourser l’intégralité des 116 millions de FCFA. Le Parquet spécial qui est représenté par le Premier substitut du Procureur spécial a requis 5 ans de prison dont 2 ans fermes et une amende d’un million de FCFA. Il a été demandé à la Cour d’ordonner la restitution des 82 millions FCFA prouvés par les transferts bancaires. Quant à la seconde femme poursuivie pour complicité d’escroquerie, le parquet a requis sa relaxe. Il a estimé que les éléments à sa charge étaient insuffisants.

 

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