Construire 30 lycées techniques agricoles publics répartis dans plusieurs départements au Bénin. C’est l’une des grandes promesses faites par le président Patrice Talon, au moment de son accession au pouvoir. Mais, plusieurs années après, les béninois sont toujours dans l’attente.
Malgré les dernières assurances du ministre défunt, Yves Kouaro Chabi de l’enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji est encore revenu à la charge. C’était ce jeudi 3 avril 2025, au cours d’une émission spéciale sur la radio SAZUE FM dans le Mono. Selon le Secrétaire général adjoint du gouvernement, tout est déjà prêt pour la mise en œuvre du projet. Les ressources ont été mobilisées auprès de divers partenaires techniques et financiers et sont estimées à plus de 400 milliards de francs CFA, à la date de décembre 2024. À cela, s’ajoute la centaine de milliards de francs CFA du budget national. « Donc, nous avons les ressources. Les appels d’offres avaient été lancés pour déjà une partie des lycées », a-t-il indiqué avant d’expliquer ce qui retarde. Le souci du travail bien fait Selon le porte-parole du gouvernement, si le projet de construction des 30 lycées techniques agricoles peine véritablement à se matérialiser, c’est parce que l’exécutif n’a pas encore trouvé des entreprises sérieuses, capables de faire un travail consistant. À cet effet, Wilfried Houngbédji informe que plusieurs entreprises ont répondu à l’appel d’offre lancé par le gouvernement. Mais après vérification, il s’est fait que certaines d’entre elles ont fraudé. Selon les références fournies à l’Etat, les entreprises concernées ont dit avoir déjà fait des travaux similaires dans d’autres pays voisins. Le gouvernement méfiant Mais après vérification, apprend Houngbédji, « on s’est rendu compte que des entreprises avaient fraudé. Elles ont mentionné des références qui n’existaient nulle part. On a dit qu’on ne va pas prendre le risque de leur confier l’argent alors qu’elles ne l’ont jamais fait avant et qu’elles commencent par chez nous avec des fautes ». Et c’est pour ça qu’on a arrêté. Parce que si c’était seulement pour dire qu’on va tenir dans le temps, le président aurait dit « bon, ils ont gagné, donnez-leur le marché ». Et peut-être que ça va être exécuté, mais en mauvaise qualité. On a décidé de freiner. Et en 2025, avec toutes les vérifications et la relance des procédures, les chantiers physiques vont commencer », a-t-il rassuré, selon les propos rapportés par le Grand Mono. C’est donc, à en croire le porte-parole, le souci de la bonne qualité des infrastructures, que le gouvernement à retarder le projet. Rappelons que dans le cadre de ce projet de construction de 30 lycées techniques agricoles, près de 700 enseignants formateurs ont été déjà mis en formation, pour être déployés dans lesdits lycées, au moment opportun.















