Bénin : un membre fondateur de l’Union Progressiste le Renouveau en prison pour mafia foncière

Christian Bankolé, ex-vice-président du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) et membre de l’Union Progressiste Le Renouveau, a été placé en détention préventive dans le cadre d’une affaire foncière à Sèmè-Podji. Il est accusé d’avoir morcelé et vendu illégalement un terrain de 264 hectares appartenant à l’État béninois, en dépit de plusieurs décisions judiciaires défavorables. Christian…

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Christian Bankolé, ex-vice-président du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) et membre de l’Union Progressiste Le Renouveau, a été placé en détention préventive dans le cadre d’une affaire foncière à Sèmè-Podji. Il est accusé d’avoir morcelé et vendu illégalement un terrain de 264 hectares appartenant à l’État béninois, en dépit de plusieurs décisions judiciaires défavorables.

Christian Bankolé, figure politique bien connue au Bénin, se retrouve au cœur d’un contentieux foncier complexe. Ancien vice-président du PRD et désormais membre de l’Union Progressiste Le Renouveau, il a été placé en détention préventive à la prison civile d’Abomey-Calavi, à la suite d’une plainte déposée par la Direction générale des Eaux, Forêts et Chasse. Cette affaire concerne un domaine de 264 hectares situé à Kraké, dans la commune de Sèmè-Podji. Le terrain en question, propriété de l’État béninois, fait l’objet d’une bataille juridique depuis plusieurs années. Les descendants de la collectivité Adjahouto, dont Christian Bankolé est proche, revendiquent la propriété du domaine, affirmant qu’il appartenait à leur ancêtre. Ils avaient obtenu des décisions favorables en première instance et en appel, mais la Cour suprême a annulé ces jugements en 2018, reconnaissant l’État comme le propriétaire légitime grâce à un titre foncier. Lire aussi: [Bénin : une plantation de chanvre indien découverte à Tchaourou dans un champ de maïs)>https://www.linvestigateur.info/?Benin-une-plantation-de-chanvre-indien-decouverte-a-Tchaourou-dans-un-champ-de&var_mode=calcul] Malgré cette décision, les héritiers de la collectivité Adjahouto, soutenus par Bankolé, ont poursuivi leurs démarches pour récupérer le terrain. Après un échec devant la Cour constitutionnelle en février 2023, qui s’est déclarée incompétente, les plaignants ont entrepris de morceler et de vendre le domaine, défiant ainsi l’autorité de l’État. Une plaque de recensement installée par l’État a même été enlevée, ce qui a conduit la Direction des Eaux, Forêts et Chasse à porter plainte. L’affaire sera examinée par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), avec un procès prévu pour octobre 2024. En attendant, Christian Bankolé et plusieurs autres personnes impliquées dans cette vente illégale restent en détention rapporte Le Matinal.

 

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