Bénin : Talon se prononce pour la première fois sur la condamnation de Boko

L homme d’affaire Olivier Boko et Oswald Homéky ont été condamnés le jeudi 30 janvier 2025 à 20 ans de prison ferme par la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour “complot contre l’autorité de l’Etat”. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le président de la République du Bénin, Patrice…

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L homme d’affaire Olivier Boko et Oswald Homéky ont été condamnés le jeudi 30 janvier 2025 à 20 ans de prison ferme par la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour “complot contre l’autorité de l’Etat”. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le président de la République du Bénin, Patrice Talon s’est prononcé pour la première fois sur la condamnation de son ami, allié et frère Olivier Boko. Le Chef de l’Etat béninois, selon le média, a déclaré avoir vécu cette situation comme « un drame, une tragédie intime ». Le président Talon a expliqué que « Olivier était un frère, un compagnon de fortune et d’infortune » avec qui il a « vécu l’exil, la conquête puis l’exercice du pouvoir ». Il a affirmé que Olivier Boko était son homme de main, si l’on s’en tient à ses propos. « Je lui ai fait confiance, au point de lui déléguer nombre de prérogatives dont il me déchargeait pour me permettre de me consacrer entièrement aux multiples dossiers techniques, dans leurs plus petits détails. Il rencontrait pour moi les acteurs politiques et sociaux, les représentants de la société civile, les dignitaires religieux, et répondait à ma place à de multiples sollicitations. Il était, tout au moins l’ai-je cru jusqu’au bout, mes yeux et mes oreilles, tant il est vrai que, dans un pays comme le Bénin, le président ne peut être partout à la fois », a révélé le président Talon avant d’ajouter : « Ma confiance envers lui était totale, au point que je lui avais délégué le contrôle des services de renseignement et de ma propre sécurité ». « Je ne sais pas ce qui lui a pris. Pourtant, il était dit et convenu entre nous qu’autant je refusais de m’éterniser au pouvoir – et cela pour le bien du pays et de la démocratie – autant, et pour les mêmes raisons, il était inenvisageable à mes yeux que mon successeur soit issu de ma famille ou de mon clan. Or, si un homme était de mon clan, c’était bien Olivier Boko », a soutenu le premier magistrat du pays. Il faut dire qu’Olivier Boko et l’ancien ministre Oswald Homeky, reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés, selon la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), ont été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle, le 30 janvier 2025.

 

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