Nommé ministre de la Transformation Digitale et de l’Innovation par le président Romuald Wadagni le dimanche 24 mai 2026, Mahuna Akplogan hérite également de la stratégie nationale d’intelligence artificielle du Bénin. Entrepreneur technologique et docteur en IA, ce spécialiste de la valorisation des données arrive au gouvernement avec un parcours marqué par l’innovation numérique, l’entrepreneuriat et l’accompagnement de projets technologiques au service du développement.
Le Bénin confie désormais sa politique nationale d’intelligence artificielle (IA) à un expert du domaine. À la faveur de la formation du nouveau gouvernement du président Romuald Wadagni, Mahuna Akplogan a été nommé ministre de la Transformation Digitale et de l’Innovation, avec en charge la stratégie nationale d’intelligence artificielle.
Cette nomination vient couronner le parcours à succès d’un profil à cheval entre recherche scientifique, entrepreneuriat technologique et engagement pour le développement numérique du Bénin.
Originaire du Bénin, Mahuna Akplogan a grandi dans une famille modeste, entre un père cheminot, ancien haut cadre de la société béninoise des chemins de fer, et une mère commerçante. Après un baccalauréat scientifique obtenu au Bénin, il rejoint la France en 2001 pour poursuivre des études supérieures.
S’il envisage un temps une vocation religieuse puis une orientation vers la mécanique aéronautique, il se tourne finalement vers les sciences informatiques, un choix qui le conduit jusqu’à l’obtention d’un doctorat en intelligence artificielle.
Installé plusieurs années en France, il développe une expertise reconnue dans la Data Science et la valorisation de données. Son parcours professionnel le mène dans plusieurs secteurs, notamment les entreprises privées, la banque et les structures hospitalières, où il travaille sur des solutions numériques fondées sur l’exploitation intelligente des données.
Mahuna Akplogan se distingue également dans l’entrepreneuriat technologique. Avec ses associés, il cofonde Smart Layers, une solution de gestion intelligente des documents utilisant l’intelligence artificielle pour automatiser l’extraction de données issues de documents complexes comme les factures, rapports ou actes administratifs. L’outil est aujourd’hui utilisé par plusieurs entreprises à travers le monde.
Malgré sa carrière à l’international, le nouveau ministre est resté impliqué dans l’écosystème numérique béninois. Avant son entrée au gouvernement, il intervenait notamment au sein de Sèmè City, où il dirigeait le service d’accompagnement Springboard.
À ce poste, il a participé à la conduite de plusieurs initiatives numériques présentées comme inclusives et tournées vers l’innovation locale. Parmi elles figure GPT.BJ, présenté comme le premier chatbot gouvernemental béninois destiné à faciliter l’accès des citoyens aux textes juridiques nationaux, notamment dans les domaines des impôts, du numérique et du travail.
Il a également porté le projet « J’aime ma langue », une initiative de collecte des données vocales en langues locales béninoises pour favoriser leur intégration dans les systèmes mondiaux d’intelligence artificielle. Le projet ambitionne notamment de rendre des langues comme le fon, le yoruba ou le bariba davantage présentes dans les technologies numériques de demain.
Avec la nomination de Mahuna Akplogan, le président Romuald Wadagni semble vouloir placer l’intelligence artificielle et l’innovation numérique au cœur de son action gouvernementale.















