La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a condamné ce lundi 29 juin 2026, un individu à 5 ans d’emprisonnement ferme et 2 millions d’amende de francs CFA. Le prévenu, un tenancier de boutique de transfert de devise et de change, est poursuivi pour ses liens financiers avec l’activiste panafricaniste Kemi Seba.
Lourde condamnation pour un tenancier de boutique de transfert de devise et de change à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Soupçonné d’avoir facilité les activités financières du panafricaniste Kemi Seba, actuellement recherché par la justice béninoise, l’homme vient d’écoper d’une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme.
Selon les informations, le tenancier de boutique de transfert de devise et de change est notamment accusé d’avoir effectué plusieurs opérations financières pour le compte de Kemi Seba. À la barre, le prévenu reconnait avoir réalisé une seule transaction en cryptomonnaie de 2000 euros pour l’activiste en 2023. Une déclaration qui n’a pas convaincu les magistrats pour qui, l’homme aurait une relation beaucoup plus étroite avec le panafricaniste.
En dehors de ses rapports financiers suspects avec Kemi Seba, l’homme serait également impliqué dans un système permettant, lié à des cybercriminels pour blanchir une partie de leurs gains illicites. En effet, en échange d’une commission de 5%, le mis en cause fourni à ses clients des comptes bancaires fictifs pour récupérer de l’argent. Interrogé sur cette pratique, il a catégoriquement nié les faits, disant ignorer l’origine douteuse des fonds de certains de ses clients.
A l’audience du lundi 11 mai 2026 le ministère public, représenté par le premier substitut du procureur spécial près la Criet, avait demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de la justice pour « complicité d’escroquerie et incitation à la rébellion ». Et, de le condamner à cinq (05) ans de prison ferme et deux (02) millions FCFA d’amende. Les avocats de la défense avaient plaidé au principal la relaxe pure et simple de leur client et, au subsidiaire, la relaxe au bénéfice du doute.
Ce lundi, la Cour a requalifié les faits initialement retenus, « incitation à la rébellion, harcèlement par le biais d’une communication électronique et escroquerie via internet », en « complicité d’escroquerie par le biais d’un réseau électronique ». Le prévenu écope ainsi d’une peine de cinq 05 ans de prison ferme et 02 millions de francs CFA d’amende et aux frais.
La Cour a également ordonné la confiscation au profit de l’État béninois d’un téléphone de marque iPhone et d’un ordinateur MacBook, et prononcé une contrainte par corps d’un mois.












