Bénin : pour avoir libéré un présumé cybercriminel contre 500 000FCFA, un policier condamné

La Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet) a condamné, lundi 15 juin 2026, un policier à cinq ans d’emprisonnement ferme et des millions d’amende de francs CFA. L’agent de police en service à Akassato était poursuivi par la juridiction spéciale pour abus de fonction. Un agent de police en service au…

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CRIET

La Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet) a condamné, lundi 15 juin 2026, un policier à cinq ans d’emprisonnement ferme et des millions d’amende de francs CFA. L’agent de police en service à Akassato était poursuivi par la juridiction spéciale pour abus de fonction.

Un agent de police en service au Commissariat de Police d’Akassato vient d’être lourdement condamné à la Criet. Poursuivi pour abus de fonction, le prévenu est condamné à une peine d’emprisonnement de 5 ans fermes et une amende de 5 millions de francs FCFA.

Selon l’accusation, il lui est reprochée d’avoir libéré un présumé cybercriminel communément appelé « gayman », en violation des procédures légales en vigueur. L’affaire remonte à février 2026. Quatre individus avait alors été interpellés lors d’une patrouille policière. Parmi eux, figurait un présumé gayman. Conduit au commissariat de police d’Akassato, ce dernier avait négocié sa liberté contre une somme de 500 mille francs CFA. Ainsi, les agents ayant mené l’opération se sont partagés le butin à l’insu du commissaire principal.

Sauf que le pot aux roses sera finalement découvert et les agents conduits devant la justice. A la barre, le principal accusé a reconnu les faits portés à sa charge tandis que son coaccusée, une policière, a plaidé non coupable. Lors des précédentes audiences, Cette dernière avait expliqué avoir reçu une enveloppe financière de 50 000 FCFA de la part de son collègue, pensant de bonne foi qu’il s’agissait d’une cotisation de tontine habituelle au commissariat.

Dans cette affaire, le ministère public avait requis la relaxe de la policière, les échanges téléphoniques prouvant qu’elle ignorait l’origine frauduleuse de cet argent, qu’elle avait restitué dès qu’elle a découvert la vérité. A l’inverse, le parquet spécial avait requis contre le principal accusé, la peine de 5 ans de prison dont 3 ans fermes.

En rendant son verdict ce lundi, la Cour n’a pas entièrement suivi cette réquisition. Le fonctionnaire de police est condamné à 60 mois (05 ans) de prison ferme et à une lourde amende de cinq (05) millions FCFA alors que sa collègue policière est relaxée au bénéfice du doute.

Par ailleurs, deux civils impliqués dans le même dossier, poursuivis pour détention et usage de chanvre indien, ont eux aussi été reconnus coupables. Ils sont condamnés à 24 mois de prison ferme et un million (1 000 000) FCFA d’amende chacun. Selon Libre Express, les prévenus disposent d’un délai légal de 15 jours pour interjeter appel de ce verdict.

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