Le gouvernement béninois veut donner un nouvel élan à la production halieutique. Une enveloppe de 6,6 milliards de FCFA, soit 10 millions d’euros, va être consacrée au développement de la filière piscicole.
La décision a été prise en marge de la visite de travail effectuée en France les 4 et 5 octobre 2026 par le Président Romuald Wadagni. Une visite sanctionnée par la signature de plusieurs accords avec l’Agence française de développement et Bpifrance.
Au total, près de 65,5 milliards de FCFA ont été mobilisés à Paris pour soutenir l’électricité, l’agriculture et la santé. La pisciculture fait partie des secteurs prioritaires.
Le financement va bénéficier à dix communes réparties dans trois départements du nord. Il s’agit de Banikoara, Gogounou et Kandi dans l’Alibori, de Kérou, Kouandé et Péhunco dans l’Atacora, puis de Bassila, Copargo, Djougou et Ouaké dans la Donga.
L’ambition affichée est de bâtir une filière compétitive sur toute la chaîne de valeur, de l’alevin jusqu’à la commercialisation. L’objectif est d’augmenter la production nationale de poisson et d’en améliorer la qualité.
Au-delà de la pisciculture, un autre financement complémentaire de 3,3 milliards de FCFA est prévu. Il soutiendra les filières avicole, cunicole, protéagineuse et oléagineuse dans seize communes du Borgou, de la Donga, des Collines et du Zou.
Cet investissement représente un levier important pour la sécurité alimentaire et la création d’emplois en milieu rural. Il permettra de réduire les importations de poisson et d’offrir aux producteurs locaux de meilleures opportunités de revenus.











