Bénin : « On est sorti de la démocratie nescafé », Wilfried Houngbédji tacle Boni Yayi

Invité de l’émission « L’Entretien Grand Format » sur BIP Radio, ce dimanche 2 novembre 2025, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a répondu..

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Invité de l’émission « L’Entretien Grand Format » sur BIP Radio, ce dimanche 2 novembre 2025, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a répondu aux propos tenus par l’ancien président Boni Yayi, qui avait autrefois qualifié la démocratie béninoise de « démocratie nescafé ». Selon lui, le Bénin a quitté cette ère pour une démocratie désormais « normalisée ».

Au cours de l’émission, Wilfried Houngbédji n’a pas mâché ses mots. Sans animosité, le porte-parole du gouvernement béninois a tenu à marquer une différence entre l’époque de Boni Yayi et celle de Patrice Talon. « Le pays progresse. On est sorti de la « démocratie nescafé ». Maintenant, on est en train de normaliser la démocratie béninoise », a-t-il déclaré, estimant que les réformes engagées depuis 2016 par le président Patrice Talon visent à assainir la vie publique et à consolider l’État de droit. Le porte-parole a défendu le bilan du chef de l’État, affirmant que les critiques du passé donneront raison au président Talon. « Dans quelques années, vous serez les premiers à dire que le président Talon, au fond, c’était un visionnaire, un homme courageux. Il a osé faire des réformes pour marquer l’histoire, même si sur le moment, on l’a critiqué », a-t-il ajouté. Pour mémoire, Boni Yayi avait, durant son mandat, comparé la démocratie béninoise à une « démocratie nescafé », expression interprétée par Patrice Talon comme une démocratie de « pagaille, d’anarchie et de corruption ». Le chef de l’État avait alors promis d’y mettre fin. « Le Bénin est de moins en moins corrompu et la pagaille n’est plus de ce monde. Aujourd’hui, l’argent du Bénin n’est plus volé ni distribué », avait-il déclaré. Abordant enfin la question de l’invalidation de la candidature du duo présidentiel du parti Les Démocrates, Wilfried Houngbédji a précisé que la Commission électorale nationale autonome (CENA) a agi dans le strict respect de la loi. « Si vous estimez que la CENA s’est trompée, vous allez à la Cour constitutionnelle. Celle-ci a confirmé que la CENA n’avait pas violé les textes. Le parti concerné doit s’interroger sur ce qu’il a mal fait pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-il expliqué.

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