Mgr Barthélemy Adoukonou l’ancien secrétaire du Conseil pontifical pour la culture est passé de vie à trépas dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 octobre 2025. La triste nouvelle a été annoncée par la Conférence épiscopale du Bénin. Mais que retenir du Parcours de ce dernier ?
L’Église catholique du Bénin est en deuil. Monseigneur Barthélemy Adoukonou, éminente personnalité du clergé béninois et ancien secrétaire du Conseil pontifical pour la culture au Vatican, est décédé dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 octobre 2025 au CNHU-Hubert Koutoukou Maga de Cotonou à l’âge de 83 ans, selon le communiqué de la Conférence épiscopale du Bénin. Qui est Monseigneur Barthélémy Adoukonou et que retenir de son parcours ? Né en 1942 à Abomey, au sein d’une famille royale, Barthélemy Adoukonou a été ordonné prêtre en 1966. Très tôt, il s’est distingué par sa soif de connaissance et son ouverture intellectuelle. Après un début de ministère au Bénin, il poursuit ses études à l’étranger : de 1971 à 1977, il étudie la sociologie religieuse à Paris, puis la théologie à Ratisbonne, en Allemagne, où il obtient un doctorat. Il soutiendra ensuite un doctorat d’État en sociologie à l’université Paris-Descartes. Tout au long de sa carrière, Mgr Adoukonou s’est consacré à l’enseignement et à la formation de la jeunesse catholique. Il fut successivement professeur au petit séminaire Sainte-Jeanne d’Arc de Ouidah, aumônier au collège P. Aupiais de Cotonou, vicaire à Bohicon, puis recteur du petit séminaire Saint-Paul de Djimè à Abomey. Son parcours l’a ensuite conduit à l’université catholique de l’Afrique de l’Ouest à Abidjan, à l’université d’Abomey-Calavi, ainsi qu’au Grand séminaire Saint-Gall de Ouidah, où il a enseigné la méthodologie des sciences humaines et sociales. De 1988 à 1999, il dirige le séminaire propédeutique du Bénin à Missérété. Premier africain au poste de Secrétaire du Conseil Pontifical pour la culture Homme de foi et de réflexion, Mgr Adoukonou s’est imposé au plan continental comme secrétaire général de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest francophone (CERAO) et de l’Association des conférences épiscopales anglophones d’Afrique de l’Ouest (AECAWA). Sa rigueur intellectuelle et sa vision ont retenu l’attention des dirigeants de l’église à Rome. En 2009, le pape Benoît XVI le nomme secrétaire du Conseil pontifical pour la culture, faisant de lui le premier Africain à occuper ce poste important au sein de la Curie romaine. Deux ans plus tard, le 10 septembre 2011, il est nommé évêque titulaire de Zama Mineure, avant d’être sacré le 8 octobre 2011 dans la basilique Saint-Pierre de Rome par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État du Vatican. Défenseur de la négritude et de l’inculturation chrétienne Fervent défenseur de la place de l’Afrique dans l’Église universelle, Mgr Adoukonou a fondé le mouvement Sillon Noir, dédié à la réflexion sur l’inculturation du christianisme africain. Dès les années 1970, il prônait la reconnaissance des valeurs spirituelles et culturelles africaines, y compris celles issues des traditions ancestrales comme le vodun, dans la pratique chrétienne. Il traduisit notamment en langue fon la première semaine des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, permettant à de nombreux fidèles de vivre leur foi dans leur langue et leur culture. « La théologie africaine doit émaner de son anthropologie », aimait-il rappeler. Docteur à l’université de Ratisbonne dans les années 1970, Barthélemy Adoukonou fut l’un des étudiants du professeur Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI. Les deux hommes ont gardé une profonde estime mutuelle. Il décrivait son mentor comme « un théologien brillant, lisant sa leçon non depuis ses notes, mais dans le ciel ». Sa nomination à Rome en 2009 fut perçue comme un signe fort de confiance du pape Benoît XVI envers l’Afrique. Dans un entretien accordé à L’Osservatore Romano en 2010, Mgr Adoukonou déclarait : « L’homme noir, comme tout autre, est capable de l’Évangile parce qu’il a en lui, cette expression du dynamisme de la nature nommée culture. Avec ma nomination, un pas en avant a été fait dans la reconnaissance de la théologie africaine comme expression de la foi qui se fait culture. » Théologien, sociologue et pédagogue, Mgr Barthélemy Adoukonou laisse un héritage spirituel et intellectuel considérable, à sa mort. Il a consacré sa vie à bâtir des ponts entre foi et culture, Afrique et Occident, Église et société.Bénin : Mgr Barthélémy Adoukonou s’en est allé, que retenir du parcours de ce grand serviteur de l’Eglise Catholique ?
Mgr Barthélemy Adoukonou l’ancien secrétaire du Conseil pontifical pour la culture est passé de vie à trépas dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 octobre 2025. La triste nouvelle a été annoncée par la Conférence épiscopale du Bénin. Mais que retenir du Parcours de ce dernier ? L’Église catholique du Bénin est en…
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