L’affaire d’abus de confiance opposant l’ancien Chef du 12eme arrondissement de Cotonou, Samuel Akindès, à Lionel Talon, a connu son épilogue ce lundi 27 juillet 2026 à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).
La chambre correctionnelle de la CRIET a condamné ce lundi 27 juillet 2026, l’ancien Chef du douzième arrondissement de Cotonou, Samuel Akindès, à une peine de prison ferme. Reconnu coupable d’abus de fonction, le prévenu a écopé d’une peine d’emprisonnement de cinq ans fermes et plusieurs millions FCFA d’amendes.
Samuel Akindès avait été interpellé le 1er mai 2026 par les éléments de la brigade économique et financière (BEF). C’est à la suite d’une plainte déposée par Lionel Talon, fils de l’ancien président de la République Patrice Talon. L’affaire porte sur un projet de construction d’un terrain de football destiné aux jeunes du quartier Akogbato. Samuel Akindès, avait en sa qualité de CA du douzième arrondissement de Cotonou, sollicité l’accompagnement financier de Lionel Talon dans la mise en œuvre du projet.
Favorable, le promoteur du Centre Eya, Lionel Talon, avait alors mandaté un cabinet d’architecture pour les travaux. Sauf que le projet initial dessiné par le cabinet d’expert ne prévoyait pas un espace sportif mais un Centre culturel baptisé Eya. Samuel Akindès s’était opposé à ce premier plan, exigeant que le terrain de football soit intégré. Ce qui a été finalement fait.
De façon concrète, les faits reprochés à l’ex-CA portent sur deux mouvements de fonds intervenus dans le cadre dudit projet. Selon les informations, Samuel Akindès aurait perçu, de la part de Lionel Talon, deux cent mille FCFA destinés à financer un cocktail pour les jeunes du terrain d’Akogbato et 3 millions de francs CFA.
A la barre, le prévenu a plaidé non coupable. En effet, s’il nie avoir perçu la somme de 200 mille francs susmentionnée, il reconnait cependant avoir reçu les 3 millions. Il indique que ce montant, qui lui a été remis par l’assistante de Lionel Talon dans un bureau, à l’issue d’une réunion de travail consacrée au projet d’Akogbato, n’a rien à avoir avec le projet communautaire. C’était en réalité les frais de sa campagne présidentielle personnelle.
Lors de la troisième audience, le ministère public, représenté par le premier substitut du procureur spécial, avait demandé à la Cour de retenir Samuel Akindes dans les liens des faits d’abus de fonction, et de le condamner à cinq ans de prison, dont deux fermes, ainsi qu’une amende de cinq millions de FCFA. La défense avait pour sa part, plaidé la relaxe pure et simple de son client.
Ce lundi 27 juillet 2026, la Cour n’a pas entièrement suivi la réquisition du ministère public. Samuel Akindes Adékambi est condamné à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de cinq millions de FCFA. Dans la même veine, la Cour a donné acte à Yasmine Comlan, assistante du plaignant Lionel Talon, de ce qu’elle ne se constitue pas partie civile dans ce dossier. Elle a également ordonné la restitution à Lionel Talon d’une somme de trois millions de FCFA, consignée à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) par le prévenu au cours de la procédure.
Le prévenu dispose désormais de quinze jours pour interjeter appel de la décision rendue par la chambre de jugement de la CRIET, selon Libre Express qui rapporte l’information.











