À Parakou et à N’Dali, l’alerte est au rouge au sein des Relais Communautaires (RC). Cela fait plus de neuf mois maintenant que ces agents désignés et missionnés pour sillonner les ménages et servir d’interface entre les services de la santé et leurs communautés, sont sans émoluments. Entre espoir et désespoir, le Collectif des relais communautaires de la zone sanitaire Parakou/N’dali donne de la voix à travers une lettre ouverte adressée au Chef de l’État Patrice Talon et son ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin.
Dans sa lettre, le Collectif dénonce un traitement inégalitaire entre les relais communautaires de la zone sanitaire Parakou/N’Dali et ceux des autres localités. Selon la lettre consultée par L’investigateur, pendant que les RC des autres communes perçoivent régulièrement leurs émoluments, c’est le contraire à Parakou et N’Dali. En effet, ils sont au total 362 relais communautaires à Parakou et 165 pour le compte de N’dali, tous pères et mères de famille, à voir leur argent confisqué et impayés depuis 9️ mois de travail environ. Cette situation rend les conditions de vie et de travail précaire aux relais, confrontés au manque de «moyens roulants (vélo) promis et prévu dans le projet». Le collectif dénonce, par ailleurs, le retrait surprenant de certains matériels de travail comme les tensiomètres de leurs caisses à outils. «Au bout de la souffrance et désemparés, toutes nos tentatives pour trouver une réponse juste et précise à ces irrégularités sont restées infructueuses et vaines», écrit le collectif qui invite « le Chef de l’État, son Excellence Monsieur Patrice Talon et le ministre de la santé, le professeur Benjamin HOUNKPATIN à s’auto saisir du dossier pour que les démarches nécessaires soient entreprises afin de nous sortir de cet embarras tout comme en est le cas de nos collègues des autres communes voisines, envoyés sur le terrain le même jour que nous et même d’autres après mais qui jouissent déjà du fruit de leur travail acharné sous le soleil et la pluie dans leurs communautés». Cela est nécessaire, voire urgent, afin d’apaiser les tensions survenues dans leurs foyers, du fait de ces perdiermes impayés.















