Dans un entretien accordé à RFI, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a répondu aux détracteurs du chef de l’État, qui estiment que la démocratie béninoise a connu de recul sous sa gouvernance. Pour l’intéressé, le président Patrice Talon a plutôt normalisé la démocratie, mais les opposants eux, sont nostalgiques de la démocratie que l’ancien président Boni Yayi appelait « démocratie nescafé ».
Le modèle démocratique béninois n’est pas mis à mal par le président Patrice Talon. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, ceux qui continuent de parler ainsi, sont nostalgiques de cette « démocratie désincarnée » que l’ancien président Boni Yayi appelait « démocratie nescafé ». « Ils sont nostalgiques de cette démocratie où nous avions pour 83 sièges de députés, à l’Assemblée nationale, 40 à 50 partis représentés au sein de cette Assemblée, ce qui ne permet pas une action politique lisible et homogène », a-t-il déclaré. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir que Patrice Talon a plutôt normalisé la démocratie béninoise. Lire aussi: [Boni Yayi: Azannaï tacle l’ancien président, nouveau leader « Des Démocrates »)>https://www.linvestigateur.info/?Boni-Yayi-Azannai-tacle-l-ancien-president-nouveau-leader-Des-Democrates&var_mode=calcul] « A la vérité, il faut considérer avec le recul que Patrice Talon aura plutôt normalisé la démocratie béninoise. Et je ne doute pas que demain, mis à part la politique politicienne, tous lui rendront justice et salueront son mérite historique », a-t-il dit. A l’arrivée de Patrice Talon, certaines réformes politiques ont été mises en œuvre dont celle du système partisans, l’introduction du parrainage dans les dossiers de candidature à l’élection présidentielle et l’obligation faite aux partis politiques, d’obtenir 10% des suffrages exprimés au plan national pour décrocher des sièges à l’Assemblée nationale et au sein des conseils communaux et municipaux. Ces nouvelles dispositions avaient conduit à la non-participation de l’opposition aux législatives en 2019. En 2021, plusieurs candidats à la présidentielle ont vu leurs dossiers rejetés pour défaut de parrainage. Ces faits ajoutés à l’interpellation et la condamnation de certaines personnalités politiques, auront contribué au recul de la démocratie béninoise, selon des acteurs politiques de l’opposition.















