Au Bénin, pour la réparation de leurs engins, deux choix s’offrent désormais aux motocyclistes : faire recours aux mécaniciens traditionnels ou les agences Mogu, c’est-à-dire Moto Maintenance à Guichet Unique. Ce dernier choix semble l’emporter sur le premier, d’après un reportage réalisé à Cotonou par les confrères de 24 heures au Bénin. Une évidence qui désormais menace de disparition les mécaniciens traditionnels.
En effet, Mogu est une Agence spécialisée dans la vente de pièces détachées et de réparation de toutes marques de motos. En plus d’offrir des services de qualité de premier choix, l’Agence ne perçoit pas de frais de réparation auprès des clients. Pour cela, les motocyclistes et plus généralement les conducteurs de taxi-moto la préfèrent aux mécaniciens traditionnels. Et la conséquence en est que les mécaniciens ont désormais moins d’affluence dans leur atelier. Ce qui amenuise leurs revenus journaliers. Lire aussi: [Bénin : une commerçante condamnée à plus d’un million F CFA pour non-paiement de loyers )>https://www.linvestigateur.info/?Benin-une-commercante-condamnee-a-plus-d-un-million-F-CFA-pour-non-paiement-de&var_mode=calcul ] Expliquant au média la raison de leur fuite vers Mogu, la plupart des motocyclistes ont salué l’efficacité des services offerts par l’Agence et sa philosophie de gratuité des réparations effectuées sur leurs engins. Or, chez les mécaniciens traditionnels, c’est le contraire. Avec ceux-là, non seulement la qualité des services offerts est redoutée mais aussi une exagération du coût de la prestation est décriée. C’est du moins le sentiment que traduit ce conducteur de taxi-moto, Luc T. : « Ma moto ne tombe plus comme ça en panne quand je fais une révision. Avec mon mécanicien de quartier, j’avais tout le temps des petits soucis de panne de moto », a-t-il dénoncé. Les conducteurs de motos qui se retrouvent dans le cas de Luc sont nombreux.















