Bénin : les administrations contraintes d’acheter « Made in Bénin », 8 grandes catégories concernées

Au Bénin, le gouvernement veut donner un coup d’accélérateur à la consommation locale. Dans une circulaire datée du 04 septembre 2026, le Ministre de l’Economie et des Finances, Aristide Medenou, demande à toutes les administrations publiques de privilégier les produits fabriqués au Bénin pour leurs achats. Adressée à l’ensemble des ministres, la circulaire Nº 213…

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Au Bénin, le gouvernement veut donner un coup d’accélérateur à la consommation locale. Dans une circulaire datée du 04 septembre 2026, le Ministre de l’Economie et des Finances, Aristide Medenou, demande à toutes les administrations publiques de privilégier les produits fabriqués au Bénin pour leurs achats.

Adressée à l’ensemble des ministres, la circulaire Nº 213 /ME/DO/SOM/DNC/Sp-c s’appuie sur plusieurs textes : le Code des Marchés Publics, les Instructions d’Exécution du Budget et le Code communautaire de l’artisanat de l’UEMOA.

L’objectif visé est de renforcer la place des biens produits localement dans la commande publique. Concrètement, les administrations, institutions et autres entités publiques doivent désormais se fournir auprès des artisans, unités de production et entreprises locales pour une liste précise de produits.

Cette liste figure dans le Répertoire des Prix de Référence (RPR) régulièrement mis à jour et consultable sur le site http://www.erspettcire.finances.bj. Les produits doivent en plus respecter les normes et spécifications techniques prévues par le RPR. L’obligation couvre tout le processus, soit de l’expression du besoin jusqu’à la réception de la commande.

08 grandes catégories concernées

La circulaire du ministre dresse un inventaire large des produits prioritaires. On y retrouve :

  1. Produits céréaliers et dérivés : gari fin, gari au lait de coco, riz, maïs, mil, sorgho, haricot, attiéké, cossettes d’igname.
  2. Oléagineux et dérivés : huile d’arachide, huile de palme rouge, huile de sésame, beurre de karité, pâte d’arachide.
  3. Boissons et eaux : jus de gingembre, jus d’ananas, jus de bissap, eau minérale, bières et sodabi.
  4. Produits d’hygiène et d’entretien : savons liquides, pains de savon, désinfectants.
  5. Textiles et habillement : tenues des forces armées, de la police, de la douane, du personnel de la justice, tee-shirts, casquettes, maillots personnalisés et autres uniformes.
  6. Mobilier scolaire et administratif : tables-bancs, armoires, rayonnages, fauteuils, tabourets.
  7. Instruments culturels et musicaux : tam-tams, tambours, flûtes, gongs, masques et accessoires artisanaux.
  8. Matériaux de construction : briques, pavés, tuiles artisanales, menuiseries en bois, ouvrages de ferronnerie.

Le message du gouvernement ne laisse pas de place à l’ambiguïté. Le recours à un produit importé pour remplacer un équivalent local n’est possible qu’avec l’autorisation préalable du Ministre de l’Economie et des Finances. En prenant cette décision, l’exécutif entend soutenir la production nationale, créer des débouchés pour les artisans et entreprises locales, et mieux valoriser le potentiel économique du pays.

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