Bénin : à la Criet, le verdict tombe dans l’affaire de harcèlement contre le député Armand Gansè

L’affaire de harcèlement par voie électronique opposant le député Armand Gansè au prévenu Bob G.K, a connu son épilogue ce lundi 27 avril 2026, devant..

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L’affaire de harcèlement par voie électronique opposant le député Armand Gansè au prévenu Bob G.K, a connu son épilogue ce lundi 27 avril 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). La juridiction spéciale a condamné le mis en cause à une peine de 24 mois de prison avec sursis et 15 millions de francs CFA d’amende.

Un homme a été jugé ce lundi 27 avril 2026 à la Criet. Il est poursuivi par le parquet spécial pour harcèlement par le biais d’un système de communication électronique. C’est suite à une plainte déposée par le député Armand Gansè, du parti Bloc Républicain, de la mouvance présidentielle. Le parlementaire reproche au prévenu d’avoir fait des publications WhatsApp, portant atteinte à son image. A la barre, le député Gansè indique que tout a commencé depuis qu’il a décidé de rompre ses liens amicaux avec le prévenu. Dès lors, l’intéressé aurait multiplié les invectives à travers des « statuts visés » sur ce réseau social. Selon les informations, le prévenu avait accusé son ex-ami d’avoir enceinté une voisine dans son quartier à Bohicon. Pire, il utilisait l’un des noms connus du parlementaire à Bohicon pour lui attribuer des propos et des actes. Des allégations graves qui ont poussé le député à bout. Dans cette affaire, le parquet spécial avait requis en février une peine de deux ans de prison avec sursis, soulignant la gravité des actes. De son côté, la partie civile avait initialement réclamé 10 millions de FCFA de dommages-intérêts. En rendant son verdict ce lundi, la Cour a entièrement suivi cette réquisition. La première section correctionnelle de la Criet a déclaré B.G.K. coupable de « harcèlement par le biais d’une communication électronique ». Le juge a condamné le prévenu à une peine de 24 mois d’emprisonnement assortis de sursis et au paiement d’une amende de 10 millions de FCFA au profit de l’État, et 5 millions de FCFA à titre de dommages-intérêts pour la partie civile. Le prévenu dispose de douze mois pour le paiement de l’amende et un mois pour le recouvrement des frais dus à l’Etat, rapporte Libre Express.

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