Au Bénin, certaines communes à l’instar d’Abomey-Calavi ne disposent pas suffisamment d’écoles publiques maternelles pour assurer la préscolarisation des enfants, notamment ceux porteurs d’un handicap. Et pourtant, des lois existent pour non seulement faciliter la création d’écoles publiques maternelles mais aussi pour promouvoir une éducation inclusive.
En effet, c’est dans l’optique de corriger le tir et amener les gouvernants à assurer pleinement leur responsabilité, que des acteurs se mobilisent sur le terrain. Parmi lesdits acteurs, il y a le Service des Sœurs pour la Promotion Humaine des Oblates Catéchistes Petites Servantes des Pauvres (SSPH/OCPSP). En collaboration avec la Fondation Liliane, SSPH/OCPSP a organisé la 6è édition du raffut dont l’objectif est de promouvoir l’éducation inclusive. A cette occasion, un atelier de sensibilisation a été organisé le vendredi 28 juin 2024 au Centre d’études et de recherche des sœurs. Portant sur le thème « Avantages et rôle de la communauté pour l’effectivité de l’éducation inclusive de la petite enfance basée sur le jeu », il s’inscrit en droite ligne du Programme d’Appui à l’Inclusion des Personnes Handicapées (PAIPH). En effet, ce thème se veut le prolongement de celui développé au cours de l’année précédente. Ici, l’objectif est d’amener les communautés à promouvoir la préscolarisation de la petite enfance. Au cours de cet atelier, un focus a été fait sur le décret d’application 2009 N°185 portant création, extension, scission, fermeture, compression, changement de dénomination, transfert et germination des écoles maternelles et primaires publiques. Ce décret, à en croire Sœur Florence Agbani, Directrice exécutive de SSPH/OCPSP, existe depuis des années mais n’est pas très connu. Selon les dispositions prévues par ce décret, renseigne Serge Frédéric Hounkanrin, inspecteur des enseignements maternels et primaires, « nous avons la possibilité de créer des écoles maternelles publiques ». Mais « pour y arriver, la communauté à une partition très importante à jouer. Ainsi, elle peut se rapprocher des chefs de quartier ou des délégués ou des chefs de village, pour que la population à la base, suscite une demande de création », qui de fil en aiguille, sera soumise à l’appréciation des autorités compétentes. Il s’agit là, d’un plaidoyer sur la préscolarisation des petites enfances pour lesquelles toutes les autorités locales d’Abomey-Calavi, commune pilote, doivent s’impliquer. Car le constat est sans flagrant. « A Abomey-Calavi, particulièrement, la réalité est qu’il y a beaucoup d’écoles publiques privées et d’écoles maternelles privées mais des écoles maternelles publiques, sont rares », confie l’inspecteur des enseignements maternelles. Mais déjà, l’engagement se lit du côté des différents acteurs impliqués dans la chaine. Représentant le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Franck Doho, chef d’arrondissement central de ladite commune a remercié le SSPH/OCPSP et la Fondation Liliane pour tout ce qu’ils font dans le cadre de l’éducation inclusive de la petite enfance au Bénin. De facto, l’élu communal s’est dit conscient du rôle crucial qui est désormais le sien et celui des autres maillons de la chaine notamment les 20 chefs quartiers présents à l’atelier. « Je prends l’engagement: nous devons accompagner toutes ces initiatives qui vont dans le sens de l’éducation inclusive de la petite enfance », a-t-il déclaré. De son côté, le SSPH/OCPSP fait une profession de foi : « Nous nous engageons à accompagner ce processus jusqu’à la fin, pour qu’à l’horizon 2025-2026, nous puissions avoir des écoles maternelles qui puissent accueillir nos enfants en âge de préscolarisation dans cette commune ».















