Selon les informations, le président Romuald Wadagni est attendu ce mardi 9 juin dans trois pays à savoir : le Sénégal, le Mali et la Guinée-Bissau.
Il s’ agit d’une seconde étape de sa tournée après ses visites au Nigeria, Niger, Burkina Faso, Togo et en Côte d’Ivoire. Elu fraîchement président de la République, Romuald Wadagni a entamé une diplomatie offensive qui contraste avec la méthode de son prédécesseur Patrice Talon.
Décidé certainement à prendre langue avec ses voisins de l’Afrique de l’Ouest, le président béninois poursuit son offensive diplomatique avec une deuxième tournée qui l’emmène au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau. Ceci après les capitales africaines comme Abuja, Niamey et Ouagadougou, Lomé et Abidjan visitées.
Pour cette seconde sortie depuis son arrivée au pouvoir, il se dit qu’il abordera avec ses hôtes, les questions liées aux partenariats stratégiques dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture et du numérique, sans oublier les dossiers d’intégration régionale.
Une fois le dialogue rétabli avec trois pays de l’AES, il sera reçu à Dakar, par Bassirou Diomaye Faye, en rupture de ban avec son mentor Ousmane Sonko, remplacé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo nommé le 22 mai ; et Sonko devenu président de l’Assemblée nationale. En tout cas il sera reçu au Sénégal qui travers un contexte politique particulier.
Au Mali, sa visite était fortement attendue vu que le président Assimi Goïta avait envoyé son ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop à son investiture le 24 mai dernier à Cotonou et serait prêt à travailler main dans la main avec le président béninois. Le Mali a officiellement quitté la CEDEAO de commun accord avec le Burkina Faso et le Niger en juillet 2025 pour créer la Confédération des États du Sahel (AES/CES).
Premier président étranger à Bissau
Depuis le coup d’État du 26 novembre 2025, qui a renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló, Wadagni est le premier président à se rendre en Guinée-Bissau, pays dirigé par une junte militaire dont la reconnaissance internationale reste problématique.
Lors de son investiture, Romuald Wadagni avait affiché sa volonté de travailler avec tout le monde « Dans une sous-région confrontée au péril terroriste, nous sommes condamnés à travailler ensemble. » Le Bénin, pays membre de la CEDEAO, où le port sert de débouché aux autres pays de l’hinterland, va reprendre sa place après des années de brouilles entre Cotonou et les autres capitales en l’occurrence Niamey et Ouagadougou. Quelles seront les futures destinations du président béninois ? Pour le moment, aucune idée.















