Bénin : le patriotisme, une arme puissante pour vaincre « nos ennemis », selon Moïse Kérékou

Dans un contexte où l’amour de la patrie semble déserter les chapelles politiques, Moïse Kérékou a récemment donné de la voix. A travers un message audio adressé aux militants de sa formation politique, le président du parti Les Patriotes-Rassemblement des Kérékouistes (LP-KR) a livré une masterclass sur le patriotisme, insistant sur la nécessité de retourner…

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Dans un contexte où l’amour de la patrie semble déserter les chapelles politiques, Moïse Kérékou a récemment donné de la voix. A travers un message audio adressé aux militants de sa formation politique, le président du parti Les Patriotes-Rassemblement des Kérékouistes (LP-KR) a livré une masterclass sur le patriotisme, insistant sur la nécessité de retourner aux fondamentaux de cette notion.

En effet, selon l’ancien Ambassadeur du Bénin près la Turquie, le patriotisme a été, depuis la conférence nationale de 1990 et particulièrement au cours de ces dernières années, « profondément galvaudé et avili par ceux-là même qui devaient la conserver à la masse et aux générations futures, au point qu’il n’en reste plus rien de sa substance ». Et pourtant, cette notion renferme plusieurs avantages. Mieux, elle constitue le fondement sur lequel repose l’avenir d’une nation. « Le patriotisme est capable de faire surgir des impressions si riches, si puissantes et de conduire tout un peuple vers le surpassement et la victoire absolue contre ses ennemis. A lui tout seul, il bâtit une nation tout entière », a déclaré Moïse Kérékou, pour qui, « la conférence nationale a été certes un grand succès, mais a eu le tort de jeter le bébé avec l’eau du bain. Le patriotisme fut sacrifié sur les marches de la démocratie et crucifié sur l’hôtel du libéralisme économique. C’est là qu’il a perdu son âme. Il n’est plus enseigné dans les écoles, ni dans les foyers encore moins dans l’administration ». Le fils du Général Mathieu Kérékou plaide, en outre, pour un retour à la normale. « Nous considérons à tort l’attachement au pouvoir ou le penchant à un pouvoir exercé comme étant du patriotisme. On va jusqu’à catégoriser les hommes dont les fonctions sont astreints au patriotisme : les politiciens, les soldats, les fonctionnaires, et cela est faux. Le patriotisme est uniquement le propre de l’amour véritable non seulement pour la patrie mais aussi pour le peuple », a-t-il expliqué. Dans son message aux militants de son parti, Moïse Kérékou n’a pas manqué d’ouvrir la parenthèse des élections générales de 2026 qui poignent à l’horizon. Selon lui, dans un contexte préélectoral marqué d’incertitude politique comme celui-ci, il est essentiel de transmettre aux populations, les valeurs de l’amour de la patrie. A cet effet, il soutient que « les élections ne doivent pas être une fin en soi ». Ainsi, Moïse Kérékou invite ses militants à ne pas se comparer aux autres partis ni se comporter comme eux. Pour finir, l’acteur politique béninois a rappelé que, contrairement à ce qui se distille au sein de l’opinion publique, Les Patriotes-Rassemblement des Kérékouistes n’est pas son parti mais celui de tous les béninois. « Je ne suis que le capitaine et le fait de porter le brassard, n’en fait pas de moi le proprio. Considérez-moi comme le port étendard et tout ira pour le mieux », a-t-il fait savoir.

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