Bénin : le ministre d’État Bio Tchané sidéré par les prouesses de la SoNaMA, important outil contre la vie chère

La marche du Bénin vers le développement s’accélère de plus en plus sous la gouvernance du président Patrice Talon. En témoignent les nombreux investissements faits dans plusieurs domaines notamment celui de l’agriculture, principal levier de développement. Au terme d’une visite effectuée, ce jeudi 16 mai 2024, à la société nationale de Mécanisation Agricole (SoNaMA), le…

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La marche du Bénin vers le développement s’accélère de plus en plus sous la gouvernance du président Patrice Talon. En témoignent les nombreux investissements faits dans plusieurs domaines notamment celui de l’agriculture, principal levier de développement.

Au terme d’une visite effectuée, ce jeudi 16 mai 2024, à la société nationale de Mécanisation Agricole (SoNaMA), le ministre d’Etat chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané, a constaté les performances de l’entreprise dans l’essor de la mécanisation de l’agriculture au Bénin. Mise en place par l’Etat béninois depuis 2021, la SoNaMA tient, à l’heure du bilan, le pari de la mécanisation de l’agriculture béninoise, comme souhaité. Aujourd’hui, la SoNaMA, c’est plus de 2000 tracteurs étendus partout sur l’ensemble du territoire béninois. C’est la mise en place d’un système de financement qui permet aux agriculteurs d’acquérir facilement leurs équipements mais aussi et surtout, c’est la formation des mécaniciens capables de réparer les machines en cas de pannes. Mais ce qui a beaucoup plus sidéré le ministre d’Etat, au terme de la séance de travail qu’il a tenue, ce jeudi 16 mai avec des responsables de la SoNaMA, c’est bien le volet digitalisation. «  La digitalisation, c’est la capacité pour la SoNaMA de savoir s’il y a des machines qui sont arrêtées depuis trop longtemps. C’est la capacité pour l’utilisateur de savoir si sa machine tourne là où il espère. C’est notre capacité à suivre l’évolution de l’utilisation des outils parce qu’on sait que plus le tracteur tourne, plus les outils sont utilisés et mieux on sera mécanisé.», a déclaré Jean Patrick, responsable des opérations commerciales de l’entreprise. Il s’agit là, d’avancée remarquable qui mérite d’être apprécié à sa juste valeur, selon le ministre Abdoulaye Bio Tchané. « Au regard de ce que je viens de voir et d’écouter, on est allé largement au-delà vers la modernisation de l’agriculture. C’est-à-dire l’équipement mais l’introduction d’un certain nombre de technologie pour permettre aux agriculteurs, d’être plus efficace dans la production et éventuellement d’avoir des rendements plus élevés. Je crois qu’il faut se féliciter des résultats que la SoNaMA a obtenus », s’est-il réjoui avant d’ajouter que l’objectif du gouvernement en mettant en place la SoNaMA était de conforter la position du pays, déjà reconnu pour son agriculture mais aussi de créer un « espace solution » où les paysans trouvent satisfaction à leurs différents besoins. « Et je crois que l’entreprise le fait à satisfaction et je veux encore une fois le reconnaitre et saluer toutes les équipes qui y ont participé ». Bio Tchané, sur la hausse du prix du maïs À la faveur de cette descente, le ministre n’a pas manqué de glisser un mot sur la flambée du prix des céréales au Bénin, principalement le maïs. Par rapport à la question, Bio Tchané a fait remarquer que la cherté des produits de grandes consommations constatée sur le marché est  simplement due à la confrontation de l’offre à la demande. Il a expliqué que comparativement à 10 ans en arrière, le Bénin a réussi à booster sa production de maïs quittant 1 millions et demi de tonnes à plus de 2 millions. Mais la réalité sur le terrain aujourd’hui est telle que, argumente le ministre d’Etat, « la demande qui est là sur le marché intérieur mais surtout venant des pays voisins s’accroit de manière exponentielle et c’est ça qui fait la pression sur les prix, qui fait qu’aujourd’hui nous avons le maïs à 400, 500 f le kilo ». À cet effet, M. Bio Tchané pense que « c’est beaucoup trop, mais c’est bon pour les paysans s’ils peuvent en profiter assez rapidement. » L’enjeu de la SoNaMA est de permettre aux paysans de multiplier leur rendement. Ce qui constitue « une bonne chose pour ce paysan là mais aussi pour les consommateurs qui vont constater que les prix vont baisser régulièrement et leur permettre d’accéder à ces produits », analyse le ministre pour qui, la SoNaMA « est un outil important contre la cherté de la vie et pour la promotion de la production agricole », mais aussi « un outil très important pour le pouvoir d’achat des paysans qui sont les plus nombreux dans notre pays ».

 

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