Enseignement secondaire : interdiction des faux frais dans les Ceg et lycées publics

La perception de frais non homologués auprès des apprenants des établissements d’enseignement public est désormais interdite au Bénin. L’information a été annoncée à travers une note circulaire datée du 30 octobre 2026, signée du Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Secondaire, Cyrille Aïnamon. La note, référencée N°1463/MES/DC/SGM/SA et adressée aux Directeurs départementaux, fait suite à…

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La perception de frais non homologués auprès des apprenants des établissements d’enseignement public est désormais interdite au Bénin. L’information a été annoncée à travers une note circulaire datée du 30 octobre 2026, signée du Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Secondaire, Cyrille Aïnamon.

La note, référencée N°1463/MES/DC/SGM/SA et adressée aux Directeurs départementaux, fait suite à plusieurs constats jugés préoccupants. Malgré les directives gouvernementales, notamment sur la gratuité de la scolarité pour les filles et l’encadrement strict des contributions scolaires, certains responsables continueraient d’imposer des frais parallèles.

Mieux, des élèves seraient renvoyés des cours pour non-paiement de ces sommes non autorisées. Une situation que le ministère qualifie d’illégale et d’intolérable. Pour l’autorité ministérielle, ces pratiques constituent une entrave grave au droit à l’éducation. Elles remettent également en cause la politique nationale d’équité sociale et les efforts pour le maintien des jeunes filles à l’école.

Face à ces dérives, le ministère a donc décidé de durcir le ton. Ainsi, il est désormais formellement interdit à tout chef d’établissement de percevoir, sous quelque prétexte que ce soit, une somme d’argent en dehors des frais de scolarité officiellement homologués. Par ailleurs, la note précise que l’imposition aux apprenants de l’achat ou du port de macarons est également proscrite.

Pour s’assurer de l’application de cette mesure, des instructions claires ont été données aux Directeurs départementaux. D’abord, veiller à l’arrêt immédiat des perceptions illicites dans tous les établissements de leur ressort. Ensuite, effectuer des contrôles inopinés et un suivi de proximité régulier pour vérifier le respect des prescriptions. Enfin, rappeler à l’ordre tout chef d’établissement contrevenant et en rendre compte immédiatement à la hiérarchie.

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