Au Bénin, le décès de détenus dans les milieux carcéraux préoccupe des députés de l’opposition. Pour s’en convaincre, le député du parti Les démocrates, Habibou Woroucoubou et plusieurs de ses collègues, ont adressé six questions à l’exécutif sur ce phénomène qui gagne du terrain dans les prisons béninoises.
Dans le document déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, Les Démocrates ont exprimé leur inquiétude quant aux récents chiffres communiqués par Amnesty International sur le nombre de décès dans les prisons béninoises. «…entre janvier et juillet 2023, quarante-six détenus (46) sont passés de vie à trépas dans 4 prisons béninoises », selon l’ONG. Le rapport publié par l’ONG de défense des droits humains sous le titre : « Bénin, des détenus enfermés dans des cellules surpeuplées et sales par de fortes chaleurs se voient refuser des soins de santé « , dénonce également les conditions inhumaines de détention des prisonniers. Découvrir ci-dessous, les six questions adressées au gouvernement 1. Le gouvernement confirme-t-il l’existence de personnes dont la détention provisoire aurait dépassé le délai légal ? Si oui, combien sont-elles à ce jour ? Comment sont-elles reparties dans les 11 prisons du Bénin ? 2. Selon le code pénal en vigueur en République du Bénin, quel est le délai légal de détention provisoire dans notre pays? 3. Qu’est-ce qui justifie la détention provisoire arbitraire des mis-en-cause au-delà du délai légal ? Publicité 4. Quelles sont les mesures que compte prendre le gouvernement béninois pour corriger cette anomalie qui n’a que trop duré ? 5. En cas de dépassement du délai légal de détention provisoire d’un individu, quels sont les dommages et intérêts prévus pour réparer le préjudice infligé à ce dernier ? 6. Au regard de la surpopulation qui caractérise les prisons du Bénin, quelles sont les mesures non privatives de liberté qui pourraient être prises pour éviter un recours excessif à la détention carcérale ?















