Le commissaire de police Delcoz Kindjanhoundé doit de nouveau comparaître ce lundi 19 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Cette audience était très attendue. En effet, le 12 octobre dernier, la Cour devait entendre les réquisitions du ministère public. Mais l’affaire avait été renvoyée à la demande de la défense, l’avocat du prévenu s’étant fait substituer.
Le premier substitut du procureur spécial, qui devait présenter ses réquisitions ce jour-là, n’avait donc pas pu intervenir. Ce lundi, sauf nouveau report, le parquet spécial devrait enfin exposer ses réquisitions, suivies des plaidoiries des avocats de la défense.
Pour rappel, le commissaire est poursuivi pour incitation à la rébellion, incitation à la haine et détention illégale d’armes à feu. Les poursuites font suite à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux où il s’en prenait aux institutions de la République et à l’ancien président Patrice Talon.
Lors de l’ouverture de son procès le 9 février 2026, il avait plaidé non coupable. Puis, à l’audience du 20 avril, il avait reconnu être l’auteur de la vidéo, tout en affirmant avoir agi « en qualité de simple citoyen ». Il avait déclaré : « J’ai appelé le peuple béninois à une révolution démocratique ».
Il avait justifié son geste par son expérience dans le nord du pays dans la lutte contre le terrorisme, disant vouloir rendre hommage aux soldats tombés et alerter sa hiérarchie sur les difficultés rencontrées.











