Au Bénin, le bulletin du casier judiciaire est désormais délivré instantanément, sans aucune pièce justificative. L’annonce a été faite dans un communiqué du Ministère de la Justice et de la Législation rendu public ce lundi 02 novembre 2026.
Le gouvernement béninois poursuit sa dynamique de modernisation de l’administration publique. Le ministère de la justice et de la législation a annoncé ce lundi 02 octobre 2026, la mise en service de la délivrance instantanée du Bulletin du Casier Judiciaire en ligne.
Grace à cette mesure, le citoyen n’a plus besoin de téléverser un acte de naissance ou une pièce d’identité. Il lui suffit de se connecter sur la plateforme http://service-public.bj avec son Numéro personnel d’identification (NPI). L’administration se charge elle-même de vérifier son identité à partir des données d’état civil dont elle dispose déjà.
Une fois la demande validée, le bulletin est généré automatiquement et téléchargeable immédiatement. Plus aucun traitement manuel n’est nécessaire pour les usagers déjà connus des fichiers de l’Etat.
Cette évolution marque une nouvelle étape dans la dématérialisation du service. Pour rappel, le casier judiciaire, document le plus demandé pour les concours, recrutements et visas, n’est plus délivré qu’en ligne depuis juillet 2020. Une version améliorée avait été lancée le 6 mars 2026.
Désormais, la version dite « instantanée », développée par la Direction des systèmes d’information du ministère en lien avec le Centre national du casier judiciaire (CNCJ), va plus loin. Selon le communiqué, ce ne sont plus les citoyens qui circulent entre les administrations, ce sont les données.
La démarche se veut simple et accessible. En trois clics depuis un téléphone : se connecter, sélectionner le service « Casier judiciaire en instantané », puis valider. Le document est obtenu contre 1900 francs CFA sans déplacement ni intermédiaire, y compris depuis l’étranger.
Au-delà de la simplification, cette réforme traduit un principe clair du Chef de l’Etat, Romuald Wadagni. Celui du « Dites-le-nous une fois », inscrit dans son projet de société « Plus loin, ensemble » : l’administration ne doit plus réclamer au citoyen un document qu’elle a elle-même délivré.
Avec cette mesure, le Ministère de la Justice devient le premier département à concrétiser ce principe.











