Bénin : la réaction du prêtre Aza aux débats suscités par son interprétation du Tofâ 2025

Des semaines après ses propos au sujet d’un possible 3è mandat du Chef de l’Etat Patrice Talon, selon les révélations du Tofâ 2025, le prêtre..

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Des semaines après ses propos au sujet d’un possible 3è mandat du Chef de l’Etat Patrice Talon, selon les révélations du Tofâ 2025, le prêtre David Koffi Aza est monté au créneau pour répondre à ses détracteurs.

Sur Esae Tv, rapporte LNT, il a répondu à ses détracteurs : « Je défie quiconque de me prouver que ce signe ne dit pas ce que j’ai affirmé », a-t-il lancé. Très touché visiblement, il en veut à ceux qui ont pris en compte, un seul pan de son intervention tout en laissant de côté, son analyse pointue. Il a confirmé sa foi aux croyances ancestrales notamment l’art divinatoire qu’est le fâ. A l’en croire, les consultations peuvent prédire des événements futurs. Il est revenu sur des cas précis où des signes avaient annoncé des changements politiques bien avant leur avènement. « Le Tôfâ de 2014 avait décrit avec précision le président qui serait élu en 2016 », rappelle-t-il. Interrogé sur son positionnement politique, David Koffi Aza assure qu’il demeure impartial. « Patrice Talon n’est ni mon ami, ni mon ennemi. Il est mon président », a-t-il avoué avant de réaffirmer que son analyse est purement traditionnelle et non une caution au 3è mandat. Il a émis le vœu que la consultation du fâ, une tradition jadis faite devant le roi mais aujourd’hui devant les hommes politiques, se perpétue. Son souhait est la pérennisation de cette pratique qui reste un respect en hommage à la tradition. Aux sages de la Cour constitutionnelle, les citoyens Noël Olivier Koko, Judicaël Glèlè et Prosper Bodjrènou ont adressé un recours contre les propos du dignitaire du Fâ, David Koffi Aza. Après ses interprétations liées à la consultation du Tofâ 2025, les requérants demandent à la Cour de reconnaître qu’il a violé la constitution. « Si nous faisons tout pour que le président parte en 2026, que ce soit les mouvanciers ou les opposants, nous allons tous le regretter », a déclaré David Koffi Aza. C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Conséquence, le Comité des Rites vodun, présidé par le professeur Kakpo Mahougnon auquel il appartient, est monté au créneau pour le désavouer publiquement.

 

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