La chambre haute du Parlement béninois a officiellement lancé sa session ce mercredi 28 octobre 2026 à Cotonou. Occasion pour son président, Patrice Talon, d’invoquer la mission de cette institution dont la création suscite de tollé depuis son installation.
Lors des travaux du Sénat, à l’ouverture au Dôme du Sofitel, son président Patrice Talon qui présidait la cérémonie en présence des personnalités et institutions de la place, est revenu sur sa principale mission. A l’en croire, la mission du Sénat se résume en quatre points.
Au passage, il a remercié ses collègues sénateurs : « Je voudrais, avant tout propos, réitérer mes chaleureux remerciements à chacun d’entre vous pour votre présence », a-t-il déclaré.
« Chez nous, au Bénin, le Sénat est une institution d’apaisement de la scène politique. Rien de plus », a ajouté l’ancien locataire de la Marina. « Les missions et les prérogatives de notre Sénat sont globalement répartis en quatre points. Le Sénat veille à ce que les lois, y compris la Constitution, ne portent pas atteinte aux libertés fondamentales, à la démocratie, à la cohésion sociale et à la stabilité politique du pays », a-t-il renchéri.
Par ailleurs, les lois modificatives de la Constitution, à caractère politique, et celles qui organisent la vie des partis politiques et les élections, votées par l’Assemblée nationale, sont impérativement soumises à la non-objection du Sénat avant leur promulgation.
Aussi, le Sénat a la possibilité d’arbitrer une divergence entre le président de la République et l’Assemblée nationale sur le contenu d’une loi. En « cas de divergences persistantes entre le président de la République et l’Assemblée nationale sur le contenu d’une loi, le Sénat est saisi pour arbitrage », a confirmé Patrice Talon.











