Les députés béninois ont adopté ce vendredi 10 juillet 2026 une loi qui abroge les dispositions du Code électoral relatives à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Cette réforme entraîne la disparition provisoire de l’actuelle structure électorale, dont le fonctionnement sera réexaminé dans le cadre d’une future restructuration.
La Commission électorale nationale autonome (Cena) entre dans une période de transition. À l’unanimité, les députés réunis en séance plénière ont adopté la loi n°2026-14 portant abrogation de toutes les dispositions du titre II du livre premier de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin, telle que modifiée par la loi n°2024-13 du 15 mars 2024.
Cette décision concerne directement l’organisation de l’institution électorale béninoise, notamment le Conseil électoral et la Direction générale des élections (Dge), deux composantes essentielles de la Cena. L’abrogation votée par les parlementaires met ainsi fin au cadre juridique actuel de l’institution, en attendant une réflexion globale sur sa nouvelle forme.
La loi adoptée prévoit qu’un décret pris en Conseil des ministres organisera la conservation du patrimoine de la Cena ainsi que la liquidation des engagements pris par l’institution. Quant aux agents qui y travaillent, ils seront redéployés au sein de l’administration publique.
Une décision liée au calendrier électoral
Cette réforme intervient à quelques jours de l’expiration du mandat des membres actuels de la Cena, prévu le 14 juillet 2026. Pour les initiateurs de la proposition de loi, le renouvellement immédiat de l’institution ne présenterait pas d’intérêt au regard du nouveau calendrier politique.
En effet, avec les réformes ayant porté à sept ans les mandats du président de la République, des députés et des conseillers communaux, aucune élection politique majeure n’est programmée avant 2031. Une nouvelle Cena installée en juillet 2026 n’aurait donc pas de mission électorale immédiate à accomplir.
Le député Augustin Ahouanvoebla, auteur de la proposition de loi, a justifié cette initiative par une volonté de rationaliser les ressources publiques et de permettre une réorganisation plus adaptée de l’organe électoral. Ses collègues parlementaires ont adhéré à cette démarche en votant le texte à l’unanimité.











