La Cour suprême du Bénin a examiné jeudi 19 février, un recours en invalidation des résultats des élections communales du 11 janvier dans un poste de vote à Atomey dans la commune d’Aplahoué, département du Couffo. Les requérants, deux candidats de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R), dénoncent des irrégularités graves, de nature à entacher la crédibilité du scrutin.
Les élections communales de janvier 2026 ne se sont pas bien déroulées dans la commune d’Aplahoué. Et pour cause, des irrégularités graves ont été récemment dénoncées par des candidats de l’Union Progressiste le Renouveau. Ces derniers accusent l’un des leurs d’avoir participer à la magouille. Les accusations portent sur des bourrages d’urnes et des pratiques présumées de corruption. Selon les informations, un militant de l’UP-R et du BR se seraient mis d’accord pour corrompre le président d’un poste de vote à Atomey afin de voter à la place des citoyens. Les plaignants précisent que sur 541 électeurs inscrits, seulement 260 avaient normalement voté. 84 votes auraient été frauduleusement effectués par deux personnes, auxquels s’ajouteraient « 40 autres » réalisés par un seul individu. Pour mener à bien leur opération, les mis en cause se seraient servi de cartes d’électeurs appartenant à des tiers. Lors de l’audience du jeudi, la représentante de l’UP-R dans le bureau de vote incriminé a été entendue. Cette dernière a confirmé les faits, affirmant que c’est son collègue du BR qui a eu l’idée de soudoyer le président du poste de vote. Celui-ci aurait alors contacté un militant de l’UP-R aux environs de 14 heures, afin de lui proposer le marché. Ce que l’intéressé a accepté. Ensemble, ils ont réussi à rassembler la somme de 10 000 FCFA qu’ils ont remis au président du poste de vote, rapporte Banouto. La procédure consistait à prendre cinq bulletins, voter successivement, puis laisser l’autre faire de même, répétant l’opération jusqu’à atteindre le quota prévu, a-t-elle détaillé. Les deux hommes étaient chacun à 42 votes sur les 50 convenus, quand un commandant de police est passé à proximité, interrompant momentanément l’action. Suite à cette pause, le militant de l’UP-R a été obligé de quitter les lieux. Pendant ce temps, son collègue du BR a poursuivi l’opération, malgré l’opposition de la représentante de l’UP-R. Présente à l’audience, la représentante de la Commission électorale nationale autonome (CENA) à la Cour suprême, a catégoriquement rejeté les faits. Selon elle, il n’existe « aucune preuve matérielle », contestant la crédibilité des accusations portées contre le processus électoral. Néanmoins, les requérants sollicitent l’annulation pure et simple du résultat du bureau et la suppression d’un siège attribué au Bloc républicain. Le verdict de la Cour est attendu.Bénin : il vote 42 fois après avoir glissé un billet de 10.000 FCFA au président d’un poste de vote
La Cour suprême du Bénin a examiné jeudi 19 février, un recours en invalidation des résultats des élections communales du 11 janvier dans un poste..
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