Après la transition, le bureau dirigé par Conrad Gbaguidi pour le compte du Conseil économique et social (CES) rendra bientôt le tablier. Cela dit, on aura droit à un futur et nouveau président de l’institution dans les jours à venir. Mais qui peut être ce président ?
La réponse à cette question est sans nul doute sur toutes les lèvres avec l’avènement d’une nouvelle équipe à la tête du pays. Surtout après la nomination des membres devant siéger lors de la prochaine mandature du CES, le mercredi 1er juillet dernier. En effet, dans la perspective du renouvellement des membres du CES, les spéculations vont bon train.
Selon des recoupements, cette institution qui, naguère, a subi une réforme sous l’ex président Patrice Talon, va connaître un nouveau président, sauf cas extraordinaire. En ce qui concerne la présidence, rapporte une source ébruitée, un ancien ministre du gouvernement défunt est pressenti pour occuper le fauteuil. Taciturne et cadre bon teint, il est très expérimenté et profitera, en cas de sa désignation ou de son élection, pour mettre son savoir-faire au service du CES réformé.
Connu pour son intégrité et sa fidélité aux côtés de l’ex-président Patrice Talon, ce cadre béninois, connu dans les milieux des institutions bancaires à l’international, avait été annoncé par dame rumeur, à la tête de l’Assemblée nationale. Mais, au final, c’est le parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R), sorti majoritaire des élections législatives du dimanche 11 janvier, qui s’est positionné à travers son président, Joseph Djogbénou. Taillé pour le job, il a servi sous plusieurs régimes au Bénin.
Faut-il le rappeler, après les réformes opérées à travers la loi n° 2024-26 du 17 juillet 2024, tout est désormais encadré au CES. Ladite loi redéfinit les attributions pour ancrer le CES dans les réalités quotidiennes des Béninois. Les axes et résultats majeurs de cette réforme incluent l’implantation territoriale pour une plus grande proximité de l’institution et une restructuration qui vise désormais à la rendre plus visible et proche des préoccupations des populations à la base.
En ce qui concerne le « Panier citoyen », le CES formule désormais des recommandations concrètes pour lutter contre la vie chère, en favorisant la production nationale et le bien-être. Du point de vue de la résilience et de la cohésion, des auto-saisines récentes recommandent un soutien socio-économique ciblé pour les jeunes (prévention de l’extrémisme violent) et une meilleure gestion des conflits agropastoraux.











