Plusieurs années après leur licenciement, d’anciens agents de l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT), sont montés au créneau. Sur la web radio en ligne, Crystal News, ils dénoncent un licenciement « abusif » et réclament justice.
Le 31 octobre 2021, 127 agents de l’ANaTT, se faisaient licencier. En effet, leur licenciement fait suite à une dénonciation du syndicat que le DG de l’époque n’aurait pas apprécié. Ils ont été licenciés pour des raisons « économiques ». Mais les victimes refusent de voir la chose sous cet angle et dénoncent un licenciement abusif. « Le thème licenciement économique ne correspond pas à ce qui s’est passé avec nous. C’est plutôt un licenciement abusif. Parce que les textes ne sont pas respectés. D’abord le préavis, il n’est pas respecté. Le licenciement n’a pas été dans les normes. Parce que moi, j’étais à 14 mois de ma retraite quand je suis licencié. Il y a des jeunes qui sont à deux ans de leur contrat et qui ont été licenciés, à telle enseigne que ça a créé un scandale chez les licenciés. Des gens en sont morts », a confié Innocent Kocou Azéhounou, ancien secrétaire général du syndicat de base de l’ANaTT. Lire aussi: [Bénin : l’ANaTT lance l’opération « Zéro moto non immatriculée en République du Bénin » )>https://www.linvestigateur.info/?Benin-l-ANaTT-lance-l-operation-Zero-moto-non-immatriculee-en-Republique-du&var_mode=calcul ] Selon les témoignages, parmi les 127 personnes licenciées, 4 sont déjà décédées. La plupart du reste végètent dans des conditions de vie précaires. De son côté, Marin Fanou, aussi dans le cas, dénonce : « c’est un licenciement abusif qui ne dit pas son nom ». A en croire cet ancien membre du Comité Syndical de Base ANaTT Bohicon, les 127 licenciés étaient tous détenteurs d’un contrat à durée indéterminée. A ce titre, ils ne devraient pas être soumis à un licenciement du genre, « sans préavis ». En montant au créneau, les victimes espèrent se faire entendre, afin de bénéficier, à défaut d’un rétablissement, de mesures spécifiques visant à alléger leurs peines.















