Bénin : Ce que gagne la famille d’un policier tombé au front dans l’exercice de ses fonctions

Au Bénin, le sort réservé aux enfants et familles des fonctionnaires de police décédés au front, dans l’exercice de leurs fonctions républicaines, préoccupe les députés à l’Assemblée nationale. Lors de son passage devant la représentation nationale, en vue de l’élaboration du budget général de l’Etat, exercice 2025, le ministre de l’intérieur et de la sécurité…

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Au Bénin, le sort réservé aux enfants et familles des fonctionnaires de police décédés au front, dans l’exercice de leurs fonctions républicaines, préoccupe les députés à l’Assemblée nationale. Lors de son passage devant la représentation nationale, en vue de l’élaboration du budget général de l’Etat, exercice 2025, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Alassane Seidou, a répondu aux inquiétudes des députés.

Les familles des policiers envoyés en mission commandée et morts au front, ne sont pas livrées à leur sort. Contrairement à ce que pensent certains, ils bénéficient d’une prise en charge subséquente de la part du gouvernement. C’est du moins ce qu’a fait savoir Alassane Seidou, ministre de l’intérieur, face aux représentants du peuple. Le ministre a indiqué que plusieurs mesures sont prévues par le législateur pour la prise en charge des fonctionnaires de police décédés ou victimes d’un quelconque dommage. Et ceci, à l’en croire, est encadré par « le décret n°2023-681 du 20 décembre 2023 portant modalités d’application de la loi 2022-28 du 07 décembre 2022 portant régime de prise en charge et de protection des personnes victimes en mission commandée ou de leur ayant droit qui prévoit un ensemble de mesures pour la prise en charge des fonctionnaires de police victimes ». Les avantages prévus De l’explication du patron de la sécurité béninoise, il faut retenir que le gouvernement a fixé à 15 millions de francs CFA, les droits au versement d’un capital décès de la famille de la victime. De même, le décret fixe une prise en charge sanitaire gratuite couvrant les frais médicaux, pharmaceutiques, de séjours hospitalisés, d’appareillage, d’évacuation sanitaire et de rééducation. Toutefois, « les victimes en mission commandée bénéficiaires de soins dans le cadre de la prise en charge sanitaire ne sont pas astreintes au paiement de tickets modérateurs de 20 % auquel est soumis tout bénéficiaire de soins conformément au décret relatif à l’assurance maladie », nuance l’autorité. Et de préciser, pour finir, qu’en cas d’incapacité permanente partielle, les victimes en mission commandée bénéficient d’une indemnisation dont le montant est fixé par décret en fonction du niveau du préjudice subi, rapporte Bénin Web TV. Cette question de prise en charge des familles des fonctionnaires de police décédés en mission, intervient alors que le nord Bénin subit de plus en plus des attaques terroristes répétées. Ce qui entraîne parfois des morts dans le rang de l’armée béninoise, et par ricochet, des deuils au sein de certaines familles.

 

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