Bénin : devant la Criet, un sergent détenu pour vente de tenues militaires, évoque ‘’la mauvaise qualité des uniformes réglementaires’’

Poursuivis pour trafic illégal de tenues militaires, huit personnes ont comparu devant la Cour de Répression des Infractions Economique et du Terrorisme (CRIET) le jeudi 03 juillet 2025. Huit (08) personnes, à savoir six (06) militaires et deux (02) civils exerçant dans le transport, ont comparu ce jeudi 03 juillet 2025 devant la Cour de…

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Poursuivis pour trafic illégal de tenues militaires, huit personnes ont comparu devant la Cour de Répression des Infractions Economique et du Terrorisme (CRIET) le jeudi 03 juillet 2025.

Huit (08) personnes, à savoir six (06) militaires et deux (02) civils exerçant dans le transport, ont comparu ce jeudi 03 juillet 2025 devant la Cour de Répression des Infractions Economique et du Terrorisme (CRIET) pour leur implication présumée dans un trafic illégal de tenues militaires, selon les informations. Parmi les prévenus, un sergent a reconnu avoir agi comme intermédiaire dans des transactions entre collègues, justifiant ses actes par le manque et la mauvaise qualité des uniformes réglementaires. Selon lui, ces ventes s’organisaient via des forums ou par bouche-à-oreille, et la hiérarchie en aurait été informée, du moins de manière officieuse. Un caporal a expliqué de son côté avoir acquis un treillis pour son frère, gendarme au Niger, grâce à un réseau informel impliquant plusieurs militaires, dont deux nommés Yves et Dovoedo, identifiés comme vendeurs. La tenue lui aurait coûté 8 000 FCFA. Le sergent Boco, un autre prévenu, a affirmé se procurer les tenues directement auprès des magasiniers, avec leur accord, et les revendre contre une commission. Du côté civil, Tairou, l’un des deux transporteurs, est désigné comme le principal receleur. Il a reconnu avoir réceptionné et écoulé plusieurs tenues, toujours à destination d’un gendarme nigérien. Un ancien agent de STM a, quant à lui, reconnu avoir expédié plusieurs colis, tout en affirmant qu’il ignorait leur contenu militaire. Selon l’enquête, le trafic aurait démarré fin 2024. L’affaire a éclaté après la saisie, le 19 mai 2025, sur le fleuve Niger, d’un colis contenant vingt treillis militaires neufs. L’audience a été renvoyée au 31 juillet 2025 pour la suite des débats.

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