« … avec ce qui se passe, on ne durera pas au pouvoir », prévient Ousmane Sonko

Ce jeudi 11 juillet 2025, lors d’une réunion du Pastef, Ousmane Sonko a tenu un discours sans détour. Le Premier ministre a exprimé son malaise face à sa collaboration avec le président Diomaye Faye et mis en garde contre les conséquences des divisions internes. Le climat politique semble se tendre au sommet de l’État sénégalais.…

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Ce jeudi 11 juillet 2025, lors d’une réunion du Pastef, Ousmane Sonko a tenu un discours sans détour. Le Premier ministre a exprimé son malaise face à sa collaboration avec le président Diomaye Faye et mis en garde contre les conséquences des divisions internes.

Le climat politique semble se tendre au sommet de l’État sénégalais. Ce jeudi 10 juillet, lors de l’installation du Conseil national de son parti Pastef, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole devant ses militants avec un ton direct. Face à l’assistance, il a évoqué sans filtre les tensions qui le séparent du président Bassirou Diomaye Faye. Loin des discours de façade, Sonko a affirmé : « Certains disent que je dois démissionner. Je ne démissionnerai jamais, pour ceux qui s’y attendent. Mais si le président Bassirou Diomaye Faye pense que je ne peux plus être son Premier ministre, il peut me démettre. Je retournerai à l’Assemblée nationale ». Ces propos montrent que la relation entre les deux hommes forts du régime n’est plus aussi harmonieuse qu’à leurs débuts. Pourtant, tous deux ont mené ensemble la lutte contre l’ancien pouvoir et ont remporté la présidentielle avec une promesse de rupture et de réforme. Dans un message d’alerte à ses partisans mais aussi à l’État, Sonko a appelé à plus d’unité et de rigueur : « L’ordre doit régner dans ce pays. Sinon, avec ce qui se passe, on ne durera pas au pouvoir. Le système est complexe, et tout ce qu’ils veulent, c’est notre échec ». Un discours qui révèle un malaise profond Le discours d’Ousmane Sonko est loin d’être anodin. En affirmant qu’il ne démissionnera pas, tout en laissant la porte ouverte à un limogeage par le président, le Premier ministre montre qu’il assume la crise au grand jour. Il prend l’opinion publique à témoin et se présente comme un homme prêt à défendre ses convictions jusqu’au bout. Ses propos traduisent un double message : d’un côté, il alerte ses partisans sur les divisions internes qui menacent la cohésion de leur camp ; de l’autre, il met la pression sur Bassirou Diomaye Faye pour qu’il clarifie leur relation de travail.

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