« Après 5 ans si rien n’est fait, chassez-moi », le candidat Oligui s’adresse aux gabonais
Quelques jours avant le lancement de la campagne pour les élections présidentielles du 12 avril prochain au Gabon, Brice Oligui Nguéma a effectué une sortie médiatique. Dans l’interview accordée au média internationaux France 24 et RFI, il dresse un bilan positif de sa gestion pendant les deux dernières années de transition et parle de son…
Quelques jours avant le lancement de la campagne pour les élections présidentielles du 12 avril prochain au Gabon, Brice Oligui Nguéma a effectué une sortie médiatique. Dans l’interview accordée au média internationaux France 24 et RFI, il dresse un bilan positif de sa gestion pendant les deux dernières années de transition et parle de son projet pour les Gabonais.
Après avoir mis fin à plus de 50 ans de règne de régime Bongo, Brice Oligui Nguéma, veut diriger les gabonais. Ex-commandant de la garde présidentielle, il est en lice pour les élections d’avril 2025, au même titre que 7 autres candidats.
Le 30 avril 2023, pendant qu’il prenait le pouvoir par un coup d’Etat, qui a renversé le régime démocratique d’Ali Bongo, il avait juré de confier le pouvoir aux civils après deux années de transition. Quelques années après, le voici candidat à sa propre succession.
En prenant la décision de briguer la magistrature suprême, « je réponds à l’appel du peuple » qui a soif de changement, a-t-il déclaré lors de sa dernière sortie médiatique. Il pointe du doigt les erreurs du régime passé et annonce des jours glorieux pour le Gabon.
« Les difficultés de la vie quotidienne, nous les avons héritées du système déchu. Cependant, nous travaillons à corriger les choses », a-t-il confié, assurant que le chômage a baissé de 12%, « parce que nous avons mis le pays en chantier ».
Brice Oligui Nguéma n’est candidat d’aucun parti politique. « Je n’ai pas de parti politique, je n’ai pas d’association parce que je ne veux pas être tenu par un parrain. Je veux être élu par le peuple gabonais, porté par lui. Je n’exclure personne. Après 5 ans si rien n’est fait, chassez-moi », a-t-il déclaré, répondant ainsi aux critiques, selon lesquelles il marcherait dans les pas de son tombeur, Ali Bongo.