Alerte en Guinée : des tirs nourris entendus et début de panique ce mardi 10 février

Kaloum, le centre administratif de la capitale guinéenne où se situe également la présidence, a été le théâtre de tirs nourris ce mardi 10 février..

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Kaloum, le centre administratif de la capitale guinéenne où se situe également la présidence, a été le théâtre de tirs nourris ce mardi 10 février en Guinée.

Un important dispositif de sécurité était déployé près de la prison centrale de Conakry après que des tirs nourris « d’armes automatiques » ont retenti selon les informations. « J’ai entendu des bruits de véhicules qui roulaient à vive allure, je me suis précipité vers la fenêtre et j’ai entendu des tirs d’armes automatiques », a raconté à l’AFP Thierno Baldé, un expert-comptable qui travaille dans le quartier. Peu avant 9 heures, et ce, pendant plus d’une demi-heure, des riverains et témoins contactés par l’AFP affirment que les tirs ont été entendus. Militaires et policiers sollicités par les autorités ont bloqué l’accès à la route menant à la prison, mardi en fin de matinée, a constaté un journaliste de l’AFP. Un blindé des forces spéciales était visible devant la prison. Une habitante du quartier, dont le domicile se trouve à côté de la prison, explique qu’il « y a eu des tirs à l’intérieur et qu’]il y a eu une débandade ». La situation semblait s’être calmée en milieu de matinée, selon cette même habitante qui parle d’une « accalmie ». « Nous sommes arrivés (en voiture) au niveau de la prison, nous avons entendu des tirs et puisqu’il y avait un embouteillage nous nous sommes précipités chacun de notre côté pour fuir », a raconté à l’AFP Abdouramane Doukouré, un fonctionnaire à la retraite. Il faut dire que c’est dans cette même prison, qu’un commando lourdement armé avait extrait l’ancien dictateur guinéen Moussa Dadis Camara après des échanges de tirs nourris en novembre 2023, faisant plusieurs morts.

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