Il n’a pas fait la langue de bois. A la barre, le professeur Joël Aïvo s’est défendu et mieux, dénoncé l’abandon dont il a été l’objet de la part de l’Etat.
« Depuis huit (08) mois, l’État m’a abandonné et livré à mes adversaires politiques. Depuis huit (08) mois, je n’ai rencontré sur mon chemin de croix aucun serviteur de l’État soucieux de mes droits. Madame la Présidente, l’État m’a abandonné aux mains de mes accusateurs qui ont eu le loisir de faire de moi, ce qu’ils ont voulu et parfois en violant les lois de la République. En huit (08) mois, on m’a affligé toute forme d’humiliation : Me voici en gilet de prisonnier devant vous. J’en ai en bleu barré jaune fluor et en bleu barré rouge fluor. Je suis présenté devant le Procureur Spécial, je suis présenté au Juge d’Instruction, puis enfin en session criminelle. Comme un criminel. J’ai connu la sirène hurlante de la Police et de la voiture des prisonniers. J’ai même connu les menottes, oui les menottes, car figurez-vous, que le Capitaine Rodrigue RIDAGBA, Régisseur de la Prison Civile de Cotonou m’a posé les menottes pour quelques minutes sur un trajet de moins de dix (10) mètres à l’intérieur de la prison avant de me les enlever une fois dans la voiture. Evidemment, chacun savoure le trophée qu’il tient en main. Madame la Présidente, j’ai dit que l’État m’a livré à la vengeance et à la punition de mes adversaires et que la justice ne s’est jamais préoccupée de mes droits. | Lire aussi: Bénin: de l’interpellation au jugement, les dates phares de « l’affaire Aïvo » | Lire aussi:Aïvo. « j’ai connu l’humiliation de recevoir mon épouse debout et parfois sous la pluie », confesse le prof à la barre
Il n’a pas fait la langue de bois. A la barre, le professeur Joël Aïvo s’est défendu et mieux, dénoncé l’abandon dont il a été..
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