Afrique du Sud : l’opposant Julius Malema condamné à cinq ans de prison

Le leader des Economic Freedom Fighters, Julius Malema, a été condamné jeudi à cinq ans de prison par la justice sud-africaine pour avoir tiré avec un fusil d’assaut lors d’un événement festif de son parti. La justice sud-africaine a rendu, ce jeudi, son verdict et condamne Julius Malema à cinq ans d’emprisonnement. Le tribun de…

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Le leader des Economic Freedom Fighters, Julius Malema, a été condamné jeudi à cinq ans de prison par la justice sud-africaine pour avoir tiré avec un fusil d’assaut lors d’un événement festif de son parti.

La justice sud-africaine a rendu, ce jeudi, son verdict et condamne Julius Malema à cinq ans d’emprisonnement. Le tribun de gauche radicale était poursuivi pour avoir tiré en l’air avec une arme automatique lors des célébrations du cinquième anniversaire de son parti, les Economic Freedom Fighters, il y a huit ans, près de KuGompo, anciennement East London. L’ancien chef de la ligue de jeunesse de l’African National Congress, exclu en 2012, échappe toute de même à la peine maximale de quinze ans requise par le Parquet. Il a néanmoins annoncé son intention de faire appel. À l’annonce du jugement, plusieurs centaines de ses partisans se sont rassemblés aux abords du tribunal et dans différentes grandes villes du pays pour dénoncer une décision qu’ils jugent politique. La police, déployée en nombre, a averti qu’elle ne tolérerait aucun débordement. La magistrate a tenu à préciser que «ce n’est pas un parti politique qui a été condamné, mais un individu». Une déclaration qui vise à dissocier la responsabilité personnelle du leader de celle de sa formation politique. Figure clivante du paysage sud-africain, Julius Malema est souvent au cœur de polémiques. En août dernier, il avait déjà été reconnu coupable de discours haineux pour des propos tenus lors d’un rassemblement en 2022. Il est également critiqué pour ses prises de position jugées incendiaires, notamment l’usage d’un chant hérité de la lutte contre l’apartheid qui vise les fermiers blancs. Cette condamnation intervient dans un contexte politique délicat pour l’EFF, arrivé en quatrième position lors des élections législatives de 2024 avec moins de 10 % des suffrages, tandis que l’ANC voyait son influence s’éroder. Du côté de la majorité, des voix saluent une décision exemplaire. Le maire du Cap, Geordin Hill-Lewis, membre de l’Democratic Alliance, a évoqué «un grand jour pour l’État de droit», estimant que ce jugement rappelle que nul n’est au-dessus des lois dans un pays confronté à une forte violence liée aux armes à feu.

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