Au Bénin, les peines des seize personnes condamnées dans l’affaire du navire SPSL UDEME qui a échoué à la plage de Fidjrossè avec plus de 200 000 litres de gasoil, après une panne technique en haute mer, ont été confirmées en appel ce 23 mars 2026, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).
Dans cette affaire, 18 personnes avaient été interpellées en juin 2024, après une panne technique en haute mer. Poursuivies entre autres pour contrebande de produits pétroliers, navigation illégale, abus de fonction et introduction frauduleuse de produits pétroliers sur le territoire béninois, 16 d’entre eux avaient été condamnés en avril 2025 à des peines diverses tandis que deux sont relaxés au bénéfice du doute. Parmi les personnes poursuivies figuraient des responsables sécuritaires de haut niveau. L’ex-commandant de la base navale de Cotonou ainsi que l’ex-commissaire de la police fluviale avaient été relaxés en première instance pour insuffisance de preuves en ce qui concerne les faits d’abus de fonction. À contrario, un officier de la Marine béninoise, reconnu coupable d’abus de fonction, avait écopé de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de deux millions de francs CFA, alors qu’un contrebandier impliqué dans le dossier, a pris douze mois de prison ferme et une amende de cinq millions de francs CFA pour complicité d’abus de fonction. Par ailleurs, quatorze ressortissants nigérians, membres de l’équipage du navire, poursuivis pour contrebande, navigation illégale et introduction frauduleuse de produits pétroliers sur le territoire béninois avaient également écopé de peines de prison ferme. La Criet a condamné le capitaine du navire et son adjoint à douze (12) mois de prison ferme ainsi que deux autres à des peines d’amendes fermes. En ce qui concerne les dix autres membres de l’équipage, il ont écopé de peines assorties de sursis et d’amendes d’un million de francs CFA. Non contente du verdict prononcé en première instance par la juridiction spéciale en avril 2025, la défense avait interjeté appel. Plus d’un an après, la chambre d’appel de la Criet statuant publiquement et contradictoirement en dernier ressort, a rendu sa décision finale, fermant la porte à toute possibilité de révision des peines initiales à la baisse.















