Affaire de baiser forcé : 30 mois de prison requis contre Luis Rubiales, ex-président de la fédération espagnole de football

Alors qu’il risque deux ans de prison dans l’affaire du baiser forcé, Luis Rubiales a clamé son innoncence lors de son audition ce mardi. L’ex-boss de la RFEF a une nouvelle fois juré que le baiser qu’il a fait à Jenni Hermoso était totalement consenti. Le procès de l’ancien président de la Fédération royale espagnole…

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Alors qu’il risque deux ans de prison dans l’affaire du baiser forcé, Luis Rubiales a clamé son innoncence lors de son audition ce mardi. L’ex-boss de la RFEF a une nouvelle fois juré que le baiser qu’il a fait à Jenni Hermoso était totalement consenti.

Le procès de l’ancien président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF) s’est ouvert la semaine dernière près de Madrid. L’ex-boss de la RFEF est accusé d’avoir embrassé sans consentement la joueuse Jennifer Hermoso lors de la finale de la Coupe du Monde féminin en août 2023. A la barre mardi, le dirigeant espagnol a donné sa version des faits. Et Rubialès a déclaré que le baiser qu’il a fait à Jenni Hermoso était totalement consenti. «Je lui ai demandé si je pouvais lui donner un petit baiser, elle m’a dit ’d’accord’ et c’est ce qui s’est passé, a expliqué l’ancien dirigeant de 47 ans. J’en suis absolument sûr. Ce qui s’était passé (le baiser, ndlr) n’avait aucune importance, ni pour elle, ni pour moi. Cela n’a rien à voir. Il s’agissait d’un geste d’affection. On ne gagne pas une Coupe du monde tous les jours. C’est un événement extraordinaire. Je ne donne pas toujours un baiser sur la bouche à mes filles, mais à la fin de l’année ou lorsqu’elles réussissent tout, je le leur donne. Quand j’ai gagné avec Levante au Bernabéu, il s’est passé quelque chose de similaire. J’ai embrassé à mort certains joueurs après avoir gagné la Ligue des nations.» Il n’y a « aucun doute » sur le fait que le baiser forcé par Luis Rubiales à Jenni Hermoso en 2023 était « non consenti », a estimé mercredi la procureure Marta Durántez Gil dans ses conclusions présentées au procès de l’ex-patron du football espagnol. « Ça a été un baiser non consenti: je crois qu’après examen, il n’y a aucun doute, ou du moins pas de doute raisonnable suffisant », a déclaré la procureure, qui confirme la peine de deux ans et demi de prison requise.

 

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