Dans un communiqué publié ce mercredi 22 janvier, les avocats de la défense, dans l’affaire « atteinte à l’autorité de l’Etat», sont montés au créneau après publication d’un communiqué du procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), 24 heures plus tôt.
« Dès l’ouverture de l’audience, la défense, unanime, a soulevé une irrégularité grave qui a rapport à la composition de la chambre de jugement. La chambre de jugement ne comptait en effet que trois (3) juges, au lieu de cinq (5) en contradiction avec les dispositions pertinentes : d’une part, l’article 19 de la loi n°2018-13 du 02 juillet 2018 portant création de la CRIET telle que modifiée par la loi n°2020-07 du 17 février 2020 qui énoncent que la procédure applicable devant la CRIET est celle prévue au Code de procédure pénale ; d’autre part, de l’article 254 du Code de procédure pénale qui prescrivent qu’en matière criminelle, la juridiction est composée d’un Président et de quatre assesseurs. », selon le communiqué. Hier, la défense s’est déconstituée parce qu’elle estime ne pas faire confiance à «Madame Christelle ADONON, juge-président de la chambre. » Partant de ces faits plus haut évoqués, « les Avocats de la défense ont, après une concertation libre et éclairée avec leurs clients, décidé d’annoncer, séance tenante leur déconstitution. Cette décision, bien qu’exceptionnelle, traduit une posture ferme et déterminée de la défense, refusant de cautionner une procédure qui bafoue à la fois la lettre et l’esprit de la loi ainsi que les droits fondamentaux des accusés. » Effectivement hier, en pleine audience, les avocats ont vidé la salle. Ce mercredi où l’audience devrait reprendre, ils n’y étaient pas. Demain on attendra de voir s’ils vont se présenter. Les détenus Olivier Boko, Oswald Homeky et quatre autres prévenus sont poursuivis devant la Criet pour « atteinte à l’autorité de l’Etat, corruption d’agent public et faux certificat »















